| La rédaction du "Figaro" dénonce l'omniprésence de Serge Dassault |
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| Magouilles et clientélisme - Médias | |
| Vendredi, 03 Octobre 2008 05:41 | |
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"Où en sommes-nous de l'indépendance de la rédaction vis-à-vis de notre actionnaire ?", s'interroge le Syndicat national des journalistes (SNJ), dans un communiqué publié en interne le vendredi 26 septembre. Les journalistes ont, en effet, été choqués de ce qu'Etienne Mougeotte, directeur des rédactions, parti faire une interview de Vladimir Poutine, parue dans Le Figaro du 13 septembre, s'y soit rendu avec Serge Dassault, propriétaire du Figaro. La société des rédacteurs (SDR) du quotidien s'est entretenue avec M. Mougeotte, mardi 30 septembre, pour lui demander des explications. "J'ai obtenu une interview avec M. Poutine, seul. J'en ai parlé avec M. Dassault, qui m'a proposé de m'accompagner dans son avion. J'ai ensuite réalisé seul cette interview. Nous avons ensuite dîné avec M. Poutine, dîner au cours duquel M. Dassault était présent", nous a répondu M. Mougeotte. M. Dassault s'est alors entretenu avec M. Poutine des problèmes d'une entreprise implantée à Corbeil-Essonnes (Essonne), dont il est le maire (UMP). M. Mougeotte assume totalement cet épisode. Il a concédé, devant les membres de la SDR, avoir fait une erreur en ne prévenant pas le correspondant du Figaro à Moscou. "CRÉDIBILITÉ FRAGILISÉE" Autre motif de tension, "la couverture des soirées VIP en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York (un papier dans Le Figaro du 24 septembre et un le 25 septembre, avec une photo de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni et Serge Dassault)", mentionné par le communiqué du SNJ. Cette photo a également été publiée dans le Figaro Magazine. "Etait-il nécessaire de faire deux grands papiers sur les soirées VIP auxquelles ont participé Nicolas Sarkozy, mais aussi Etienne Mougeotte et Serge Dassault ?", se demande le SNJ. Autre sujet d'inquiétude pour la rédaction, "certains sujets ne passent plus ; il n'est guère possible de parler des opposants au gouvernement", s'indigne une journaliste. "Nous n'avons plus le droit de parler en mal des pays dans lesquels Dassault fait du business et de ceux dont Nicolas Sarkozy veut se rapprocher", constate un journaliste du service international. Source et suite
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Les journalistes du Figaro, affectés par un plan de départs qui concerne 45 d'entre eux (71 salariés en tout), se montrent de plus en plus critiques à l'égard de la ligne éditoriale adoptée par leur journal.