| La Belgique enfin unie... dans la grève pour une hausse des salaires |
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| Actualité du jour - Europe | |
« Avertissement au gouvernement et aux employeurs. Assez de temps perdu ! Assez d'argent perdu ! » pouvait-on lire sur les affiches appelant à une Journée nationale d'action en Belgique. Le « plat pays » a fonctionné au ralenti toute la journée de lundi. La raison ? Les trois grandes centrales syndicales belges, la CSC (Confédération des syndicats chrétiens), la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique, socialiste) et la CGSLB (Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique, libéral), avaient lancé une grève d'« avertissement » pour protester contre la baisse du pouvoir d'achat. Un mouvement d'ampleur qui a pris plusieurs formes : assemblées générales, diffusions de tracts, grèves. « C'est en fait un double avertissement que les trois syndicats ont adressé au gouvernement fédéral et au patronat », explique Claude Rolin, secrétaire général de la CSC. « Ce front commun intervient quelques semaines avant les négociations sur l'Accord interprofessionnel (AIP), qui se déroulent tous les 2 ans, et dont la date butoir est prévue pour le 31 décembre », poursuit le syndicaliste. Et quelques jours avant la Déclaration gouvernementale du 14 octobre, qui aura pour thème la problématique institutionnelle et les mesures socio-économiques. La « Journée nationale d'action » a été très suivie : toutes les grandes villes du pays, qu'elles soient wallones (Bruxelles, Charleroi, Liège…) ou flamandes (Anvers, Bruges…), ont été paralysée par une grève qui a touché en priorité les transports. « Le pouvoir d'achat doit augmenter, d'urgence ! » En décembre 2007, la FGTB, la CGSLB et la CSC avaient déjà alerté le gouvernement au sujet de la baisse du pouvoir d'achat des ménages. Mais les dirigeants avaient fait la sourde oreille. En juin dernier, ils étaient donc 100.000 à descendre dans la rue pour réclamer des mesures d'urgence. Toujours en vain. Résultat : la hausse des prix à la consommation en Belgique atteint aujourd'hui des sommets, avec 5,46 % en un an (chiffres de septembre). Les denrées alimentaires ont augmenté de 7,9 % ; l'électricité de 20 % ; le gaz naturel de 50 % ; le mazout de chauffage de 59 %. Effrayant ! A tel point que sur les ondes de la radio privée Bel-RTL, hier matin, Thierry Bodson, secrétaire général de l'aile wallonne de la FGTB, a réitéré la demande d'une « diminution des coûts de l'énergie ».Source et suite |
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