Afghanistan, se bat-on pour des pipelines ? PDF Imprimer E-mail
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Actualité du jour - l'international
pipelineLe Turkménistan, riche en hydrocarbure, ne veut pas passer par le réseau russe pour écouler son pétrole. Ancien pays satellite de la Russie, il se méfie de la Russie. Donc son pipeline ne peut pas passer ni au nord ni à son est.
A l’ouest du Turkménistan, il y a l’Iran et un embargo américain interdisant tout commerce avec l’Iran.
Reste le sud avec l’Afghanistan et ses chefs tribaux, et le Pakistan, ce dernier étant tout à fait disposé, moyennant royalties, à écouler le pétrole aux Occidentaux.

Par conséquent, si les Russes n’étaient pas arrivés à contrôler l’Afghanistan avec 125 000 hommes, les Occidentaux avec 50 000 hommes sur le terrain savent qu’ils ne feront pas mieux.
Mais ces hommes sous commandement de l’Otan depuis 2003 sont normalement capables de sécuriser le passage du pipeline en Afghanistan et donc d’assurer une source d’approvisionnement pour l’Occident.
(Parcours du pipeline : départ Mary au Turkménistan, puis zone tribale afghane, puis arrivée à Gwadar au Pakistan.)
Le modèle démocratique en zone tribale n’a aucune valeur aux yeux des chefs de guerre tribaux.
La mise en place d’un gouvernement démocratique aurait l’énorme avantage d’avoir un seul interlocuteur au lieu d’une mosaïque de tribus.
Mais les trafiquants de drogues, et les fabricants et trafiquants d’armes de la zone tribale entre l’Afghanistan et le Pakistan, et le Pakistan lui-même, ont-ils un réel intérêt à ce que les choses évoluent en ce sens ?
L’émergence d’un Etat fort démocratique et centralisé ne semble pas arranger tous les belligérants locaux.
Mais il est touchant de voir l’assiduité dont font preuve les Occidentaux à démocratiser la région ! Source et suite