| Immigration SARKOZY désavoué par la commission MAZEAUD |
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| Actualité du jour - politique | |
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Depuis son élection, Sarkozy a clamé à tous les vents de sa volonté de mettre en oeuvre ce qu'il appelait "l'immigration choisie", c'est à dire l'établissement de quotas d’étrangers admis à entrer en France. Tordant grossièrement les faits comme à son habitude il ajoutait "tous les pays européens le font". Sauf que non, justement, comme l'affirme tranquillement la commission MAZEAUD, "Une politique de quota migratoire global ou par grand type d’immigration n’est pratiquée nulle part en Europe". Elle ajoute que si les voisins de la France ne l’ont pas mise en place, c’est peut-être parce qu’elle est moralement condamnable, quota étant synonyme de "fixation unilatérale et opportuniste de contingents d’entrées". Pour ce qui est de l’immigration familiale, principale porte d’entrée en France fustigée par le Ministre de l'identité nationale, les sages affirment clairement que " les pouvoirs publics nationaux ne disposent pas d’un pouvoir discrétionnaire pour déterminer les flux" . La Constitution et les traités internationaux garantissant le droit de vivre en famille, aucun pouvoir ne peut pas s’arroger le droit de fixer le nombre d’étrangers autorisés à entrer en France, chaque année, à la suite d’un regroupement familial ou d’un mariage mixte. En outre, la commission formule un certain nombre de préconnisations qui ressemblent étrangement à une véritable politique d’immigration alternative, qualifiée de simple, transparente, et solidaire: bref, si l'on comprend bien, à l'opposé de la politique confuse, opaque et sectaire de SARKOZY... Pour la commission, il importe avant tout de favoriser les aller et retour entre le pays d’origine et la France, qui correspondent aux interets fondamentaux de tous y compris du migrant. Une recommandation insistante: une meilleure maîtrise des flux migratoires doit être recherchée par des voies empiriques et multiformes, en privilègiant la concertation avec les pays de l'UE et les pays d'origine. Bref, une politique aux antipodes de ce qui a été fait depuis quelques années. Les sages concluent en stigmatisant les "recettes radicales purement nationales et les remèdes spectaculaires mais illusoires", ce qui naturelleemnt, chacun l'aura compris ne vise personne en particulier, et surtout pas le Président ed la République !. Suite et source |
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Nicolas Sarkozy a confié à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel , la mission de réfléchir au "cadre constitutionnel de la nouvelle politique d’immigration". Le moins que l'on puisse dire est que les conclusion de cette mission sont loin de s'inscrire dans la politique affichée par le Président et son complice du Ministère de l'Identité nationale!