| Pour sauver la finance américaines, ils nient le LIbéralisme |
|
|
|
| Actualité du jour - Economie | |
|
C'est un sauvetage public historique pour un pays aussi libéral et darwinien que les Etats-Unis, en particulier sous administration républicaine. Celui de deux sociétés « trop grandes pour faire faillite » qui ont à leur tour succombé à la crise des « subprimes ». Pour le président Bush, les deux agences semi-publiques de financement du crédit immobilier américain, Fannie Mae et Freddie Mac, « représentaient un risque inacceptable » pour le système financier et l'économie des Etats-Unis. Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, a annoncé hier le plan de sauvetage des deux organismes cotés en Bourse qui assurent ou garantissent près de 5.300 milliards de dollars de prêts immobiliers, soit 40 % environ de l'encours de crédit immobilier américain. « Il est temps de passer à l'action. Nous l'avons fait en ayant trois objectifs à coeur : apporter de la stabilité aux marchés financiers, continuer à rendre le financement pour les crédits immobiliers accessible et protéger le contribuable », a-t-il déclaré. Fannie Mae et Freddie Mac vont être placés sous la tutelle (« conservatorship ») du nouveau régulateur du refinancement hypothécaire (FHFA), ce qui signifie qu'elles pourront continuer à fonctionner normalement. Le Trésor est prêt à investir jusqu'à 100 milliards de dollars d'actions préférentielles senior dans chacune des sociétés. Il va dans un premier temps investir 1 milliard de dollars pour acheter sur le marché des actions préférentielles avec un coupon à 10 % pour chacune des deux firmes. Il dispose de warrants qui peuvent lui donner à terme 79,9 % du capital dans chaque cas. « Ce sont des mesures nécessaires pour renforcer le marché immobilier américain et promouvoir la stabilité sur nos marchés financiers », a commenté Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale. Source et suite
|
|



L'Etat est prêt à investir jusqu'à 200 milliards de dollars pour soutenir les deux agences de refinancement hypothécaire, clef de voûte du financement immobilier américain. Placés sous tutelle, leurs engagements garantis par l'Etat et leurs dirigeants évincés, Fannie Mae et Freddie Mac vont continuer à fonctionner, mais leurs actionnaires seront lessivés.