| Centre de rétention brûlé, procès verrouillé |
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| Honteux !!! - Droits de l'homme baffoués | |
| Mercredi, 03 Février 2010 11:20 | |
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La présidente et ses deux assesseurs ont tourné leur fauteuil en direction de l’écran vidéo. «Nous allons commencer par le CRA 1 [centre de rétention administrative, ndlr], fait la présidente. Il faut savoir que c’est au niveau du CRA 1 que les choses ont commencé.» Le procureur Gilbert Flam éteint sa lampe de bureau. Une cour de promenade déserte et une table de ping-pong apparaissent à l’écran. Le vidéo-projecteur ronronne. Le tribunal visionne, et le procès n’est pas prêt de démarrer. Mercredi, Me Terrel a rappelé les demandes d’actes déjà refusées par le juge d’instruction de l’affaire. Le résultat de l’enquête concernant la mort d’un retenu la veille des incidents n’a jamais été communiqué à la défense. C’est pourtant l’événement qui a provoqué l’émotion des retenus, puis l’explosion, la révolte. «L’autopsie ne figure pas au dossier, le décès de M. Salem Souli, c’est une mort inexpliquée, inexplicable», s’étonne Me Terrel. L’avocate mentionne les avertissements lancés par la Cimade à l’administration, quelques jours avant l’incendie du centre de rétention de Vincennes. «Le nombre de personnes retenues a un impact majeur sur le climat qui y règne. Il y avait 209 retenus à Vincennes au mépris des règlements [la capacité d’accueil ne doit pas dépasser 140 places, ndlr]. Les interventions policières se font de plus en plus brutalement.» (...) «S’agit-il de rechercher la vérité ou de cautionner à toute force le fonctionnement d’un centre de rétention qui avait été l’objet de fortes critiques ?» s’inquiète la Ligue des droits de l’homme, dans un communiqué diffusé hier. Source et suite
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Les avocats de la défense ont claqué la porte, hier, au procès de quatre sans-papiers dans l’incendie du centre de rétention de Vincennes, en juin 2008. «Nous ne sommes pas les figurants ni les alibis d’un procès inéquitable», a déclaré Me Irène Terrel en quittant la salle d’audience, accompagnée de deux représentants du bâtonnier, et suivie d’une partie du public. Les prévenus, présents la semaine dernière, n’étaient pas là .