| La «jungle» de Calais rasée, 276 arrestations |
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| Honteux !!! - Droits de l'homme baffoués | |
| Mercredi, 23 Septembre 2009 05:35 | |
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Quelque 500 policiers ont fait évacuer le camp, faisant parfois usage de la force pour neutraliser des militants altermondialistes de No Border qui tentaient de s'interposer.
(...) Eric Besson, en déplacement à Calais, s'est félicité de l'opération en annonçant qu'il y en aurait d'autres. Tout «s'est déroulé comme prévu», a-t-il dit, remerciant les CRS pour avoir agi «avec délicatesse». Il a annoncé que 276 étrangers en situation irrégulière avaient été arrêtés, dont 135 «se déclarant mineurs isolés». Vingt-et-un migrants ont été relâchés dans l'après-midi dont quatre pour se faire soigner de la gale. Les migrants majeurs ont été placés en garde à vue, alors que ceux qui se sont déclarés mineurs ont été placés dans des «centres spécialisés», a précisé le préfet, au cours d'un point de presse sur place. En marge de l'opération, une dizaine de passeurs ont été arrêtées. Devenue emblématique de la détresse des clandestins cherchant à tout prix à passer en Angleterre, qu'ils perçoivent comme un «eldorado», la «jungle» était située à proximité des axes empruntés par les poids lourds en attente d'embarquer sur les ferries qui traversent la Manche. Depuis la fermeture du centre de la Croix Rouge de Sangatte (Pas-de-Calais) en 2002, jusqu'à 800 migrants à la fois ont vécu dans ces installations de fortune. Avant l'opération, des migrants, prévenus par des mégaphones, s'étaient placés derrière des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en pachtoune. «Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison», proclame l'une d'elles. Des cars de CRS ont commencé à encercler le camp peu avant 7h30. A l'arrivée des premiers policiers, des Afghans ont procédé à de rapides ablutions à l'entrée du camp, avant de lancer des «Inch Allah». Certains ont décidé de fuire au dernier moment, juste avant l'encerclement. Des militants de l'association humanitaire «No Border» ont tenté de faire bouclier entre les migrants restants et les forces de police. Même s'ils n'ont opposé aucune résistance à leur interpellation, les migrants étaient protégés et retenus par les militants. Les policiers ont donc dû extraire chaque migrant un à un et de manière musclée. Un militant de «No border» a été interpellé. Source et suite
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