| Rapport Varinard : quand la police fait les lois en démocratie |
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| Honteux !!! - HONTEUX !!!!! | |
| Mardi, 02 Décembre 2008 06:15 | |
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La prison à 12 ans est la concrétisation, l’ultime avatar d’une campagne obstinée conduite depuis plusieurs années, balisée par des rapports excentriques -Benisti, Inserm- ou par des interventions très médiatiques de pédospsychiatres à la mode (Naouri, Rufo pour n’en citer que quelques-uns), censées prouver la dangerosité des enfants en bas âge, chantant les bienfaits d’une éducation répressive (cf les préférences de Naouri pour une "éducation fasciste" plutôt que "démocratique"), toutes choses qui révèlent surtout les fantasmes de leurs auteurs. (...) Il faudrait s’interroger, également, sur le rôle tenu par la police, ou certains syndicats de police, dans la gestation d’un nouveau droit où le jeune, l’enfant, font figure d’épouvantail, de bouc émissaire. Les multiples remaniements du Code pénal ces dernières années suivent les recommandations des policiers; ils réclament l’abaissement de la majorité pénale à 10 ans? Varinard le leur concède à 12 ans. Cette intrusion de la police dans l’élaboration de la loi ne laisse pas d’inquiéter: en démocratie, c’est le Parlement qui décide des lois, le rôle de la police se bornant à réprimer les infractions à la loi. Or, aujourd’hui, dans bien des domaines, c’est la police qui inspire la loi, les parlementaires se contentant de donner une apparence légale à la volonté des commissariats. N’est-ce pas, d’une certaine façon, la définition d’un Etat policier? Parmi les 70 propositions de la commission Varinard, il en est une, qu’on pourrait qualifier simplement de ridicule, mais qui résume à elle seule l’état d’esprit des auteurs: il s’agit de l’idée selon laquelle on pourrait condamner un jeune à suivre sa scolarité tout en passant le week-end en prison; la prison après l’école en quelque sorte. Quel individu doué de raison peut imaginer un instant qu’un jeune élève serait en situation d’apprendre avec la perspective de se retrouver le vendredi soir derrière les barreaux? Derrière cette proposition extravagante qui relève de la bêtise et de la provocation, on peut déceler comme une forme de perversion mentale, celle qui prend plaisir à faire souffrir, à voir souffrir et qui se pressent, en filigrane, à travers tout le discours punitif à destination des mineurs.Source et suite
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Si le rapport Varinard préfigure la future loi Dati sur la justice des mineurs, ce ne sont pas seulement les mineurs qui auront du souci à se faire mais plus simplement la démocratie. On avait beaucoup à redouter du travail d’une commission bidon en service commandé auprès de la ministre de tutelle, dans un contexte où la punition et la peur des jeunes sont devenus des éléments-clés d’un pouvoir politique qui n’a malheureusement rien d’autre à proposer pour masquer son échec dans tous les domaines.
http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr