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Le risque d'ĂȘtre poursuivi pour avoir regardĂ© en streaming un film piratĂ© est quasi-inexistant. « Quasi », car certains juristes tatillons estiment que, mĂȘme s'il n'y a pas de tĂ©lĂ©chargement, les internautes se montrent bel et bien complices de piratage. D'abord, se demande Watashi_baka, « comment savoir si un site de streaming est lĂ©gal ? » Comme le note G-Y.M, « un peu de bon sens » suffit. Il y a des « rĂšgles Ă©videntes », confirme Stephanemot : la qualitĂ© de l'image, les logos tronquĂ©s ou les liens vers lesquels renvoie la vidĂ©o peuvent ĂȘtre autant d'indices.
Des sites légaux avec des contenus illégaux La subtilité, comme le note Guyome, c'est que l'essentiel n'est pas la légalité du site : c'est celle de ses contenus. On peut en effet distinguer deux catégories de sites de streaming : - D'un cÎté, des sites de streaming qui violent clairement le droit d'auteur en ne proposant que des films ou des séries piratés. Ainsi, début 2009, Luc Besson s'en était pris au site Beemotion, et dans la foulée, Frédéric Lefebvre avait réclamé une loi sur le streaming illégal (on l'attend toujours).
- De l'autre cÎté, des sites comme Dailymotion ou YouTube. Puisqu'ils sont alimentés en vidéos par les internautes, on y trouve de tout, du légal comme de l'illégal. C'est à eux de faire le ménage sur leurs pages et d'y faire respecter le droit d'auteur.
Dans les deux cas, le simple spectateur n'a pas grand-chose Ă craindre. Si la justice doit poursuivre quelqu'un, c'est le site qui a diffusĂ© la vidĂ©o et l'internaute qui l'a piratĂ©e et mise en ligne. Celui qui s'est contentĂ© de regarder la vidĂ©o ne peut pas ĂȘtre reconnu coupable de contrefaçon, puisqu'il ne l'a pas tĂ©lĂ©chargĂ©e et n'a donc pas rĂ©alisĂ© de copie. Tant mieux pour lui, puisque ce dĂ©lit est sĂ©vĂšrement puni : jusqu'Ă trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. Mais ce n'est peut-ĂȘtre pas aussi simple que ça, affirment certains juristes. (...) La loi Hadopi ne devrait rien y changer. Elle vise le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal, mĂȘme si ses dĂ©fenseurs affirment maintenant que l'Hadopi s'intĂ©ressera aussi au streaming. Contrairement Ă l'utilisateur de rĂ©seaux peer-to-peer, le simple spectateur d'un site de streaming pourra difficilement ĂȘtre identifiĂ© et poursuivi. Si un site vous propose en streaming « Avatar » ou des Ă©pisodes de « Lost » inĂ©dits en France, c'est donc Ă vous de voir : vous pouvez fuir, au nom du respect du droit des auteurs, ou choisir de profiter de l'aubaine, sans trop de craintes. Source et suite |