Site d'archives - Retrouvez nous sur notre nouveau site
Dossier Tchernobyl : La catastrophe nucléaire. PDF Imprimer E-mail
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Dossiers - 2000 ans d'histoire
Samedi, 28 Juin 2008 14:32

tchernobyl26 Avril 1986 Le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explose à 01 heures 23 minutes en projetant les 2000 tonnes de béton de l'enceinte de confinement vers le ciel. Des tonnes de matériaux très hautement radioactifs sont ainsi libéré dans l'atmosphère et vont tuer des milliers de personnes. Le nuage ainsi formé va traverser l'Europe. Le nombre des cancers (entre autres de la thyroïde) vont exploser. La gestion de la crise en URSS, en Ukraine et en Europe est désastreuse. Les populations seront pas ou très peu mise au courant de l'évolution de la situation.

Cet accident est le seul dans l'Histoire du nucléaire civil à être classé de niveau 7 sur l'échelle internationale des évènements nucléaires (INES).


Chronologie des événements

  • 25 avril 1986, 13h05 : Dans le cadre de l'expérience prévue, la puissance du réacteur est stabilisée autour de 1 600 MW.
  • 25 avril 1986, 23h10 : La puissance est encore abaissée à 500 MW. Cependant, la puissance de sortie chute brutalement à 30 MW, ce qui provoque un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le xénon-135 accumulé absorbe les neutronscarbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées. et limite la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les barres d'uranium.
  • 26 avril 1986, entre 01h03 et 01h07 : Deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer de faire augmenter la puissance du réacteur. C'est le dernier moment pour arrêter le réacteur et le sauver.
  • 26 avril 1986, 01h19 : Pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore augmentée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer.
  • 26 avril 1986, 01h23 : L'essai réel commence. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait augmenter la pression dans le circuit primaire.
  • 26 avril 1986, 01h23 et 40s : L'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet : en effet, le réacteur est déjà bien trop chaud, ce qui a déformé les canaux destinés aux barres de graphite; les barres de contrôle ne sont descendues qu'à 1m50 au lieu des 7 m normaux.
  • 26 avril 1986, 01h23 et 44s : La radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. « En 3 à 5 secondes, la puissance du réacteur centuple. » Les 2 000 tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc. (1)

 

Reconstitutions vidéo de l'accident minute par minute.




Les suites de l'explosion

(d'après le film "Bataille de Tchernobyl" - Voir ci-dessous)

Le réacteur n°4 décapité est en feu. Décision est prise d'appeler les pompiers afin d'éteindre ce dernier. Les pompiers de Pripyat arrivent sur les lieux est comme pour n'importe quel incendie, arrose abonnement le magma en fusion. Ce qui a pour effet de remplir d'eau les structures de béton sous le réacteur. Les pompiers seront gravement irradiés, car pas prévenus du caractère nucléaire de l'accident, ils sont venus équipés comme pour un incendie classique. Ils mourront dans de terribles souffrances. Quant à l'incendie, l'eau ne peut éteindre un incendie nucléaire. Leurs morts sont les premières d'une liste épouvantable. Mais elles ont la particularité d'être spécialement stupide car elles auraient pu être évitées en leur précisant la nature du feu. Surtout que leur intervention malheureuse va faire courir à l'Europe entière un risque mortel. Au pied de la centrale on mesurera 2080 Röntgen/heure alors qu'un homme meurt à 400 Röntgen /an. (On peut absorder 2 Röntgen/an sans soucis.)

tchernobyl

A l'est de la Centrale, sur 30 km les arbres sont devenus rouges et brûlent à cause du rayonnement. Au début du mois de mai, les 115 000 personnes habitant dans un rayon de 30 km autour du site sont évacuées, opération qui se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4 000 roubles par adulte et 1 500 roubles par enfant. Les évacuations touchent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants à la fin de l'année 1987, est créée.

Kiev est contaminée elle aussi. mais la population est laissée dans l'ignorance. Pire on les encourage à sortir pour fêter le 1er Mai, la fête du travail, ce qui a pour conséquence d'exposer encore plus la population aux radiations. Sur le film ci-après, vous verrez des taches blanches sur le film. Ce sont les taches laissées par les radiations sur la pellicule. Toutes les images officielles de ce 1er Mai ont bizarrement disparues des archives.

On décide d'évacuer 130 000 personnes de la région de Tchernobyl.

L'eau c'est accumulée dans les structures sous le réacteur en fusion. Le magma en fusion (3000° C) fait fondre le béton alentour et la dalle sur laquelle repose le réacteur. Si les restes du réacteur s'enfoncent et entrent en contact avec l'eau, une seconde explosion, plus forte que le première, projettera dans l'atmosphère d'immenses quantités de matières radioactives et transformera l'Europe en un désert nucléaire où toute vie sera proscrite. En effet, Il ne faut que 1400 Kilos de magna dans l'eau pour fait une explosion de 3 à 4 mégatonnes.

helicoptereLe graphite continue à brûler et la fumée continue à disperser sa radioactivité. Au-dessus de celui-ci les compteurs indiquent plus de 1000 Röntgen/heure. Les hélicoptères de l'armée rouge jetterons de l'acide borique et du sable sur la centrale. les 600 pilotes et équipages seront tous contaminés. Les symptômes de la contamination sont des vomissements, des nausées, des diarrhées puis une période de latence (où tout les symptômes disparaissent), puis les brûlures apparaissent. Des brûlures qui consument la peau jusqu'au os. 56 vont mourir dès les premiers jours.

Le magma en fusion fait fissurer la dalle en béton. La température n'arrête pas d'augmenter fragilisant la structure. A Moscou on décide de sacrifier un bataillon de pompier pour vidanger l'eau et on décide de jeter du plomb dans le brasier. Les enfants de Tchernobyl en ont la trace dans leur sang aujourd'hui. La dalle fond et le magma s'est infiltré dans les structures heureusement vidées à temps. Mais le magùa continue à s'enfoncer et risque maintenant de rentrer en contact avec les nappes phréatiques. Ceci polluerait les fleuves de Pripyate, Nieppre, Kiev et la Mer Noire.

Il faut alors sacrifier d'autres acteurs. Les mineurs du bassin de Moscou. Pour creuser sous le réacteur afin d'installer un système de refroidissement pour fixer le magma. Creuser une galerie de 150 mètres de long puis une chambre de 2 mètres de haut et 30 mètres de cotés. Les conditions sont effroyables dans ce petit boyau. 10 000 mineurs iront dans ce tunnel sans système d'aération sous une température de 50° C et avec une radioactivité minimum de 1 röntgen/heure. A la sortir du tunnel la radiation est 300 fois supérieure. Personne ne les a prévenu des réels danger de la situation. Finalement on mettra du béton dans la chambre. 2500 mineurs mourront directement des conséquences de Tchernobyl.

Les "liquidateurs"

liquidateur Le feu est éteint mais les matériaux radioactifs se sont répandus partout dans la Zone de 30 Km autour du réacteur. Il faut donc nettoyer celle-ci. D'autres sacrifiés doivent donc intervenir. Un sarcophage doit être construit au-dessus du réacteur. En 1 an, 100 000 soldats iront à Tchernobyl ainsi que 400 000 civils : Les liquidateurs.

Les hélicoptères et des unités spéciales répandront un liquide collant pour fixer les poussière radioactives, les villages seront enterrés au bulldozer, les animaux sauvages et domestiques abattus. La terre autour de la centrale est raclée sur 20 cm et ensevelie. 8 semaines après l'explosion, la construction du sarcophage commence. On envoie des robots pour nettoyer les morceaux de graphite mortels sur le toit de la centrale. Chaque morceau peut tuer un homme en moins d'une heure. L'électronique des robots n'y résiste pas. Alors... On y envoie des hommes, ce sont les Bio-robots. Ils fabriquent leurs costumes de plaques de plomb, cousus à la main : 30 kg. Ils n'ont que quelques seconde voir 2 à 3 minutes, sur le toit, pour prendre une pelle et jeter par dessus le toit les morceaux de graphite à 1500 Röntgen. Si ils ne trouvent pas de pelles, ils le font avec les mains. les taux est de 12 000 Röntgen/heure sur le toit. 3 500 personnes iront sur le toit toutes les dix minutes. Sur les pellicules on voit la radioactivité monter du sol. Les hommes ont un goût de plomb dans la bouche et mal aux yeux. Les autorités tricheront sur les livrets pour diminuer les taux de radiation sur les hommes et offrions un diplômes qui, avec la chute du Rideau de Fer, ne vaut plus rien actuellement.

Finalement la radioactivité sur le toit ne diminuera que de 35% malgré ces 3 500 sacrifiés.

7 mois après l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, la zone est nettoyée et le sarcophage fini.

 

sarcophage

 

20 ans après

Cette catastrophe a coûté 18 milliards de roubles (1 rouble = 1 dollars, à l'époque). Le pays ne s'en remettra pas et accélérera la chute du Rideau de Fer.

prypiat20 ans après Pripyat est toujours une ville fantôme et le sarcophage menace de s'effondrer. Si cela arrivait tout le travail des liquidateurs serait a refaire. L'Europe s'en occupe. Mais il faut trouver 1 milliard de dollars pour le financer. Il reste à l'intérieur de le centrale en ruine 100 Kilo de plutonium et il n'en faut qu'un microgramme pour tuer un homme... 100 millions de personnes risquent, potentiellement, d'être contaminées. De plus nous laissons à nos enfants un héritage qui va durer 500 000 ans...

Sur les 500 000 liquidateurs, officiellement 20 000 sont déjà morts et 200 000 sont invalides.

Aucune statistique n'est actuellement faite sur les conséquences de Tchernobyl sur les populations de la zone, ni sur les liquidateurs, ni sur les gens qui vivent actuellement dans la zone. L'Etat ne leur communique aucune information sur l'état écologique.

enafntes de techernobyl Pire, on a actuellement la preuve que les chiffres ont été manipulés pour diviser par 5 le taux acceptable pour l'organisme. Non seulement les soviétiques ont menti mais les pays occidentaux ont menti aussi pour ne pas affoler les populations, et ont couvert les conséquences des cancers ainsi que le bilan des mort de la catastrophe.

Le pire est l'attitude du gouvernement français qui à délibérément menti à sa population. La France étant en pointe sur l'énergie nucléaire civile, les intérêts commerciaux se sont montrés là, plus importants que les vies humaines...

La Zone de Tchernobyl reste inhabitable. 8 millions de personnes vivent sur des terres contaminées et s'en nourrissent. De nombreuses grossesses se concluent par la naissance de monstres ou ne se concluent pas. Il n'y a pas de statistiques officielles.

 


 



L'attitude mondiale et européenne après la catastrophe

Lors de la publication d'un rapport sur les conséquences définitives de la catastrophe de Tchernobyl, l'OMS, le 5 septembre 2005 reconnaissait que "Jusqu’à 4 000 personnes au total pourraient à terme décéder des suites d'une radio‑exposition consécutive à l'accident survenu il y a une vingtaine d'années dans la centrale nucléaire de Tchernobyl". Il faut préciser que jusqu'alors, c'est à dire pendant 20 ans les organisations internationales de l'ONU ne reconnaissaient que moins d'une cinquantaine de décès avaient été attribuée directement à cette catastrophe. Presque tous des liquidateurs. Le gouvernement soviétique d'alors en reconnaissait plus.

Ce rapport volumineux contient des douzaines de conclusions majeures :

  • Environ un millier de membres du personnel du réacteur qui travaillaient sur le site et de membres des équipes d’interventions ont été fortement exposés à des doses de rayonnement très élevées le premier jour de l'accident ; sur les plus de 200 000 de travailleurs affectés à ces équipes ou chargés d’assurer le retour à la normale en 1986 et 1987, 2 200, selon les estimations, pourraient décéder des suites d’une radio-exposition.
  • On estime à 5 millions le nombre de personnes résidant actuellement dans des zones du Bélarus, de la Russie et de l'Ukraine contaminées par des radionucléides à la suite de l'accident ; environ 100 000 d'entre elles vivent dans des zones classées précédemment par les autorités gouvernementales comme zones ‘strictement contrôlées’. La classification actuelle des zones doit être revue et assouplie à la lumière des nouvelles conclusions.
  • Quelque 4 000 cas de cancer de la thyroïde, essentiellement chez des enfants et des adolescents au moment de l'accident, sont imputables à la contamination résultant de l'accident, et au moins neuf enfants en sont morts ; toutefois, à en juger par l'expérience du Bélarus, le taux de survie parmi les patients atteints de ce type de cancer atteint presque 99 %.
  • La plupart des membres des équipes d’intervention et des habitants des zones contaminées ont reçu des doses à l’organisme entier relativement faibles, comparables aux niveaux du fond naturel de rayonnement. Aucune indication ni probabilité d’une diminution de la fertilité parmi les populations touchées, ni aucune indication d’une augmentation des malformations congénitales pouvant être attribuées à une radio-exposition n’a donc pu être établie.
  • La pauvreté, les maladies liées au ‘mode de vie’ qui se généralisent dans l'ex-Union soviétique, et les troubles mentaux constituent, pour les populations locales, une menace beaucoup plus grave que l'exposition aux rayonnements.
  • L’évacuation de quelque 350 000 personnes hors des zones touchées et leur relogement se sont avérés être une ‘expérience extrêmement traumatisante’. Bien que 116 000 d’entre elles aient été évacuées de la zone la plus gravement touchée immédiatement après l’accident, les évacuations ultérieures ont joué un rôle négligeable dans la réduction des radio-expositions.
  • La persistance de mythes et d’idées fausses sur le risque d'irradiation ont provoqué chez les habitants des zones touchées un ‘fatalisme paralysant’.
  • Les programmes ambitieux de réhabilitation et d’avantages sociaux entrepris par l'ex-Union soviétique et poursuivis par le Bélarus, la Russie et l'Ukraine, doivent être redéfinis car, outre le fait que la situation radiologique a changé, ils sont mal ciblés et dotés de ressources insuffisantes.
  • Les éléments structurels du sarcophage construit pour recouvrir le réacteur endommagé se dégradent et risquent de s'effondrer en provoquant un rejet de poussière radioactive ;
  • Il reste encore à établir un plan global pour le stockage définitif des tonnes de déchets hautement radioactifs sur le site et aux alentours de la centrale de Tchernobyl, qui soit conforme aux normes de sûreté en vigueur. (2)

 



Dysfonctionnement et mensonges de l'Etat français en 1986 : Les preuves

Extraits de la conférence de presse de la CRIIRAD, mardi 25 avril 2006, salle de l'AGECA, PARIS.

C'est la minimisation initiale de l'événement qui va provoquer un effet boomerang dans les médias après le 10 mai, symbolisé par le titre du Monde daté du 13 mai « Désinformation nucléaire » ...Le gouvernement français subit aujourd'huit le choc en retour de sa désinformation...

 

L'élévation de radioactivité détectée en Suède : au SCPRI on ne croit pas que l'origine soit due à un accident nucléaire dans une centrale soviétique

21h52, 28 avril 1986, la 1ère dépêche AFP

« FRA / AFP-5B i i

URSS-Nucléaire

France : pas de radioactivité particulière mesurée.

PARIS, 28 avr (AFP) - Aucune radioactivité particulière n'avait été mesurée lundi soir au-dessus de la région parisienne par le service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), a déclaré une source autorisée du service.

Souhaitant garder une certaine réserve de prudence face aux événements actuels, un représentant du service a toutefois indiqué lundi soir à l'AFP qu'une élévation de radioactivité, comme celle constatée sur la Scandinavie pouvait avoir des origines diverses et que la Baltique, lieu d'un accident nucléaire sur une centrale soviétique est tout de même éloignée de la Scandinavie, et le régime des vents défavorables.

Selon une autre source, le remplacement du combustible du coeur d'un réacteur nucléaire, ou un incident nucléaire sur une base militaire peut provoquer une élévation sensible de la radio-activité dans les régions voisines.

Enfin, des observateurs notent que le régime des vents dominant d'ouest en France rend l'arrivée de radioactivité en provenance des Pays de l'Est difficile au-dessus de ce pays.

pai/bio

AFP 282152 AVR 86 »

- 21h54 deux minutes plus tard l'AFP annonce l'accident

« PARIS, 28 avr (AFP) - La centrale nucléaire soviétique de Tchernobyl, près de Kiev, où s'est produit un accident qui a fait des victimes, selon l'agence TASS, (...). »

 

29 avril 1986

Interview du Pr. Pierre Pellerin par Philippe Chrétien (France Inter) redonnée le samedi 22 mai 1999 au cours de l'émission Grand Angle de France Culture consacrée à Tchernobyl sous le titre Parcours ukrainien..

« - Pr. P. Pellerin : il n'y a pas du tout lieu de s'inquiéter, la radioactivité en Suède est passée par une pointe hier qui n'était pas elle-même inquiétante, au niveau que les Suédois qui sont chargés de mesurer ça, viennent de nous annoncer « c'est sans aucun danger pour la santé publique »

- Philippe Chrétien : Est-ce qu'on constate quelque chose au-dessus de la France ?

- Pr. P. Pellerin : Non parce que les vents ne vont pas dans cette direction là, les vents tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre actuellement, autour d'une dépression qui est centrée sur l'Europe et il est probable que ça n'atteindra, que les vents n'atteindront la France que dans quelques heures ou plutôt quelques jours, et compte tenu du fait que c'est une radioactivité qui a été libérée au niveau du sol, au ras du sol, c'est-à-dire 50 mètres peut-être, il n'est pas impossible qu'il ne subsiste pas grand-chose ou presque rien quand ça arrivera à nous par l'ouest.

(...) »

Dans cet entretien deux erreurs graves qui minimisent l'accident :

- Ainsi pour le Pr. Pellerin les rejets de Tchernobyl ont été libérés au ras du sol alors que suite à l'explosion du réacteur et au graphite en feu ils sont montés à plus de 2000 m d'altitude.

- Il s'attendait à la venue du nuage par l'ouest. En fait le nuage est venu par 2 voies, le sud-est et l'est. En effet c'est le 29 avril que le CEA a détecté la radioactivité venant de Tchernobyl, dans les centres CEA de Marcoule (sud-est de la France ) et Verdun (Est de la France) en particulier par la détection d'iode 131 normalement absent dans l'atmosphère.

Quand la France a-t-elle été touchée par la radioactivité ? Le 29 avril pour le CEA, le 30 avril à minuit pour le SCPRI

Comme indiqué précédemment d'après le CEA les premières augmentations de radioactivité imputables à cet accident ont été décelées dès le 29 avril dans le sud-est et l'est de la France à Marcoule et Verdun (Laylavoix et al, IPSN, rapport 86/03 SEAPS, 27 juin 1986 et les rapports suivants de l'IPSN) (voir l'évolution de la concentration atmosphérique à Verdun, Marcoule.) Il est rappelé que le « bruit de fond » pour les radionucléides décelés iode 131 et 132, tellure 132 etc. est nul en temps normal, sauf pour le césium 137 dont la concentration en certains points du territoire peut atteindre 10-6 Bq/m3.

Le télex SCPRI du 30 avril à 16h « toujours aucune élévation significative de la radioactivité sur l'ensemble du territoire ».

Le témoignage de Serge Berg, responsable de l'AFP et interlocuteur unique de P. Pellerin lors de la crise de Tchernobyl nous renseigne sur la façon dont la station SCPRI de Nice a été avertie dans son interview réalisée par Colombe Schneck diffusée dans l'émission d'« Arrêt sur image » du 11 avril 1999 intitulée Nucléaire, un si long silence.

La commentatrice : « Le 30 avril, le communiqué de 16 heures du Pr. Pellerin à l'agence France Presse est laconique « Aucune élévation significative de la radioactivité». Serge Berg, journaliste à l'AFP est le seul lien entre le Pr. Pellerin et la presse ».

Serge Berg « Ce jour-là est effectivement le jour clé qui fera dire que Pellerin a caché la vérité, qu'il n'a pas dit la vérité etc. Or qu'est-ce qui s'est passé le 30 avril ? Il y a un événement majeur c'est que le bureau de Nice m'avertit vers 17h, quelque chose de ce genre, 17h30, ″on vient d'avoir un coup de téléphone de notre correspondant à Monaco qui nous annonce qu'il y a un communiqué qui va sortir, il y a un chercheur qui a prélevé une certaine radioactivité dans la région et on dit dans une heure je vais passer le communiqué″. OK, parfait, j'attends, je ne bouge pas et entre temps je téléphone au Pr. Pellerin en disant, voilà ce que je viens d'apprendre, on va donc avoir le communiqué. Vérifiez si vraiment vous n'avez rien noté.

- Ah mais éventuellement, écoutez, il y a quelque lessivage là-bas au large des côtes, c'est un lessivage par les pluies.

- Oui mais vous vous rendez compte, ce serait quand même embêtant parce qu'on a passé à 16 h ça. Moi je vais passer à 19 h, je ne sais pas à quelle heure le nuage a atteint enfin la bas. Le nuage a atteint, c'est pas Pellerin qui l'annonce, c'est Monaco un chercheur étranger.

- Oui, écoutez je vais voir »

La commentatrice : « il faudra attendre minuit pour que le Pr. Pellerin communique de façon tout aussi lapidaire l'information ″Situation dans l'ensemble stationnaire. On note cependant sur certaines stations du sud-est une légère hausse de radioactivité non significative pour la santé publique″. Les quotidiens ne paraissant pas le 1er mai, l'information est publiée le 2 et passe inaperçue. Mais pourquoi ce délai de 6 heures ? Le Pr. Pellerin a refusé de répondre à nos questions. »

Serge Berg : « Pellerin, c'est vrai il ne communiquait pas ses informations, mais parce qu'il estimait qu'elles étaient dans les normes, donc comme un TGV arrive à l'heure, on ne déclenche pas l'alerte sur l'AFP ».

La commentatrice « Le jour suivant le Pr. Pellerin mentionne le passage du nuage radioactif, le 2 mai élévation de la radioactivité sur le territoire, mais là encore il insiste sur l'absence de conséquences sur la santé publique. »

Serge Berg : « La volonté à l'époque était en effet plutôt de rassurer. C'est vrai. C'est exact on a cherché plutôt à rassurer. Je ne crois pas que ça a été pour cacher la vérité. Je crois que c'était le premier accident dans une centrale nucléaire. C'était en effet de la part des responsables français une sorte d'espoir qu'il n'y ait pas de victimes, et notamment qu'il n'y en ait pas en France.

L'impact du visuel, la France miraculée par l'anticyclone des Açores. Le nuage arrêté aux frontières, c'est la vision donnée par les cartes publiées le 2 mai 1986 et qui viennent du SCPRI ! Le Pr. Pellerin s'est piégé tout seul.

Le 29 avril le Pr. Pellerin indique qu'il n'y a rien au-dessus de la France, les vents ne sont pas dirigés vers nous, ils « tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression centrée sur l'Europe » (interview de France-Inter).

nuage tchernoPour l'opinion publique, ce qui est fondateur de la croyance absolue selon laquelle le Pr. Pellerin aurait dit que le nuage s'est arrêté aux frontières, c'est la diffusion visuelle (télévision et presse) des cartes de l'évolution météo du 29 avril au 1er mai avec le déplacement de l'anticyclone des Açores et la position du nuage radioactif en Europe. Ainsi, le 30 avril la télévision (Antenne 2) en présentant le régime des vents en France avec leur rotation contraire à celle des vents en Allemagne met un signe « stop » sur notre frontière. Voilà qui est net.

Mais ce sont les cartes publiées par Libération le vendredi 2 mai qui sont spectaculaires : sur la carte du 29 avril on voit en gris le nuage arrivant sur nous par l'est de l'Europe, qui stationne à nos frontières en arc de cercle parfait, nuage qui, sur la carte du 1er mai est repoussé par une grosse flèche noire en sens inverse venant de l'ouest figurant le déplacement de l'anticyclone. Il y a bien une traînée sur la Corse et légère sur le sud-est le 1er mai mais tout suggère qu'il n'y a rien eu sur le reste de la France entre le 29 avril et le 1er mai et que le nuage est dès lors repoussé vers l'est.

Ces cartes sont mensongères, le 29 avril il y a déjà sur la France de la radioactivité venant de Tchernobyl (d'après le CEA) et la France aurait dû être en gris le 1er mai d'après les informations du SCPRI même. Aucune indication n'a été fournie sur l'origine de ces cartes ni sur les mesures d'activité ayant permis d'établir les limites du nuage radioactif.

Même si le SCPRI n'admettait pas les données du CEA du 29 avril, il a lui-même indiqué le 30 avril à minuit une légère augmentation de la radioactivité dans le sud-est, non significative pour la santé publique. Et le 1er mai à minuit « tendance pour l'ensemble des stations du territoire à un alignement de la radioactivité atmosphérique sur le niveau relevé le 30 avril sur le sud-est (...) sans aucune incidence sur l'hygiène publique ».

Ainsi dans Libération du vendredi 2 mai on peut lire à la page 4, première colonne, « la France doit une fière chandelle à l'anticyclone des Açores » et plus loin « Pierre Pellerin a annoncé hier que l'augmentation de la radioactivité était enregistrée sur l'ensemble du territoire, sans aucun danger pour la santé. Un avion d'Air France a relevé des traces radioactives à 20 km au nord de Montélimar hier à 13h15. Mais ″ la légère hausse de la radioactivité décelée dans le sud-est n'est pas significative″. Pas de panique donc ».

J'ai relu le Libération du vendredi 2 mai : les cartes agressent l'il avec ce grisé mortifère en arc de cercle, hors de chez nous, alors que j'ai eu du mal à trouver les textes que j'ai cités plus haut.

Or ces cartes ont bel et bien été avalisées par le SCPRI puisque ces cartes seront redonnées sous sigle SCPRI dans un communiqué du 2 juin sous le titre : « EVOLUTION METEOROLOGIQUE DU 29 AVRIL AU 5 MAI 1986 ». (Voir les cartes de Libération du 2 mai 1986 et du SCPRI du 2 juin )

 

- Lorsque les mesures du mois d'avril 1986 de la contamination atmosphérique des poussières effectuées 5 jours après le prélèvement (ce délai tient compte de la décroissance de la teneur en descendants solides radioactifs du radon toujours présent dans l'atmosphère et du délai d'acheminement des prélèvements au Vésinet) seront données dans le bulletin SCPRI d'avril 1986 paru beaucoup plus tard, R. Belbéoch constate que fin avril l'activité atmosphérique de certains sites avait été multipliée par un facteur 100 à 1000 par rapport à l'activité maximale quotidienne relevée entre le 1er et le 22 avril. C'est le cas de 17 stations dont l'activité est supérieure à 0,1 Bq/m3 (le seuil de mesure est 0,001 Bq/m3), non seulement Nice, mais Cadarache, 7 sites de la vallée du Rhône entre Montfaucon et Cruas, puis St Alban, Le Bugey, Creys-Malville, Prévessin (près du lac de Genève), Méaudre (près de Grenoble), Lodève, Bellenaves (au nord de Clermont-Ferrand), Fessenheim en Alsace. Non seulement l'est et le sud-est sont concernés mais il y a aussi l'Hérault et le département de la Loire. (Voir la carte de contamination atmosphérique). Deux sites ont une activité bêta totale dépassant 4 Bq/m3, Nice et Prévessin.

On peut se poser une autre question : sur quelle base de données réelles ont été élaborées les cartes de l'évolution de la radioactivité de l'air du 30 avril au 5 mai 1986 montrées à la télévision le 10 mai 1986 ? (Rappelons que c'est cette émission avec le Pr. Pellerin et Monique Sené, Présidente du GSIEN, qui a fait basculer l'opinion et les médias).

La carte du 30 avril montre une petite bande bordant la frontière italienne avec une activité de l'air entre 0,4 et 8 Bq/m3. Or si cette bande contient Nice (4 Bq/m3) et Prévessin (4,8 Bq/m3) elle ignore 4 sites nucléaires de la vallée du Rhône à plus de 0,4 Bq/m3 (et Fessenheim, Bellenaves dépassent 0,3 Bq/m3).

Deux experts français assistent à cette réunion de l'OMS, le Dr. Nénot du CEA et le Pr. Chanteur, du SCPRI représentant le Pr. Pellerin.

europe

Sur la carte des débits de dose relevés en Europe dès le début de la crise on trouve pour la France le mot « low » (faible). Aucune donnée numérique alors que les autres pays indiquent une fourchette de valeurs de l'élévation du débit de dose en microrads par heure par rapport au rayonnement naturel. Par exemple le Royaume-Uni donne une fourchette d'élévation 1 - 50, la Hongrie 24 - 43 etc.

Le rapport OMS indique (p.22) « Quelques pays ont indiqué qu'aucune contamination n'a été trouvée ou seulement insignifiante, e.g. Islande, France, Portugal et Espagne - pays où aucune contamination significative ne serait attendue sur la base des informations météorologiques ».

 


 

 

Le professeur Pierre Pellerin

pellerinL'homme incarne la désinformation sur les conséquences en France du nuage radioactif de Tchernobyl. Le professeur Pierre Pellerin est convoqué mercredi devant la juge en charge de l'instruction pour "atteintes involontaires à l'intégrité d'autrui". Environ 500 plaignants se sont constitués partie civile dans ce dossier.

Le Pr Pellerin, ancien responsable du Service central de protection contre les rayonnements ionisants, a fourni des cartes de relevés incomplètes. Selon une expertise rendue fin 2005, la publication de valeurs moyennes par département a masqué la présence d'isotopes radioactifs dangereux concentrés dans certaines zones à forte pluviosité. Le rapport précise que plusieurs relevés établis en France contiennent des valeurs comparables à celles de "certains territoires proches de la centrale de Tchernobyl" entre avril et juin1986.

Sur ce fondement notamment, la juge pourrait mettre en examen Pierre Pellerin pour "tromperie aggravée" plus particulièrement en ce qui concerne les pathologies liées à la thyroïde. Selon une source proche du dossier, il devrait être entendu comme témoin assisté sur les faits de "blessures involontaires". (3)

D'après AFP

(Image d'archive TF1/LCI : Pierre Pellerin)

 

 

Pierre A. J.-C. Pellerin (né le 15 octobre 1923 à Strasbourg) est un expert en radioprotection.

Il a été professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Paris V (1962-1992), dont il est émérite depuis 1993. Fondateur et directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), il a en outre été fondateur et directeur du Centre international de référence pour la radioactivité de l'OMS (1967-1995). (4)

 

 

Le seconde sarcophage de Tchernobyl

Vingt-deux ans après la catastrophe, des travaux sont en cours pour préparer la construction d'un nouveau sarcophage qui recouvrira les ruines du réacteur N°4 de l'ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl afin de prévenir toute nouvelle contamination.

"Quand nous aurons achevé ce projet, nous atteindrons l'objectif d'un état de sûreté à Tchernobyl", explique Vince Novak, directeur du département de sûreté nucléaire à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) qui supervise ce projet de 505 millions de dollars (324 millions d'euros).

Le sarcophage original de béton et de fer a été construit à la hâte, en six mois seulement, au-dessus du réacteur qui explosa le 26 avril 1986, provoquant un immense nuage radioactif qui allait survoler une grande part de l'URSS et la majeure partie du nord de l'Europe. Guère étanche, il s'est fissuré, menaçant même de s'effondrer.

L'intense radioactivité a affaibli la structure, selon la Commission de régulation nucléaire américaine. Elle a également été endommagée par les eaux de pluie et la neige qui ont pénétré par des fissures dans le toit, selon les experts. Les autorités estiment que si une tornade ou un tremblement de terre frappaient la région, le sarcophage pourrait s'écrouler dans un nuage de dangereuse poussière radioactive.

"Cette installation possède une sécurité faible ou limitée", explique Valery Bikov, vice-président de la Commission de régulation nucléaire ukrainienne. "Certains facteurs extérieurs peuvent créer de dangereux incidents radioactifs comme l'émission de poussières et leur propagation sur de grandes distances".

La construction du nouveau sarcophage s'inscrit dans le cadre d'un projet de 1,4 milliard de dollars (environ 900 millions d'euros), financé par des donateurs internationaux, entamé en 1997. Il prévoit de réparer le vieux sarcophage, surveiller le niveau de radioativité, former des experts et construire une immense enceinte de confinement en acier qui se superposera à l'actuelle structure.

La première étape, le renforcement du sarcophage, est presque terminée, selon les responsables ukrainiens et de la BERD. Plus tard, une arche de 105 mètres de haut, 260 de large et 150 mètres de long, pensant 20.000 tonnes, sera construite et glissée au-dessus du vieux sarcophage.

La façade sera recouverte de métal et l'arrière adossé au mur du réacteur adjacent N°3. La construction de l'arche doit commencer l'an prochain pour s'achever en 2012. Elle est conçue pour durer cent ans.

Le projet est réalisé par le consortium français Novarka, qui réunit les groupes Bouygues et Vinci.

Pour minimiser les risques d'irradiation, des ouvriers portant des combinaisons de protection et des masques construiront l'arche sur une aire d'assemblage située à 120 mètres environ du réacteur. Les spécialistes qui devront s'approcher plus près du réacteur effectueront des rotations pouvant ne pas excéder quelques minutes.

Une fois l'arche érigée, les parties les plus instables de l'ancien sarcophage et du réacteur seront démantelées et retirées. Dans 50 ans, le carburant radioactif fondu sera extrait du réacteur, bien qu'on ne sache pas encore exactement où il sera stocké.

Les experts ne sont pas d'accord sur la quantité de matière radioactive demeurant à l'intérieur du réacteur. La BERD estime que 95% de la matière reste dans les ruines, mais certains spécialistes pensent que la majeure partie s'est en fait échappée dans les jours qui ont suivi l'accident.

Les scientifiques débattent aussi toujours de la solution la plus adaptée, alors même que le projet de nouveau sarcophage a commencé. Certains auraient préféré d'autres techniques comme enrober le réacteur dans du béton, ou le démanteler. D'autres jugent que le gouvernement ukrainien devrait davantage se préoccuper de la menace sanitaire posée par les sols et nappes phréatiques contaminés notamment, ainsi que par les déchets radioactifs.

Aujourd'hui l'Ukraine compte 15 réacteurs pour quatre centrales nucléaires, qui produisent la moitié de son électricité. Aucune n'est du type de celle de Tchernobyl. source

 


CE DOSSIER EN MÉMOIRE AUX LIQUIDATEURS QUI SONT MORTS OU GRAVEMENT CONTAMINÉS POUR AVOIR PRÉSERVÉ LA VIE EN EUROPE ET CE MALGRÉ LA BÊTISE DES GOUVERNEMENTS DE L'ÉPOQUE ET DE MAINTENANT...

ENCORE MERCI

A TOUTES LES VICTIMES CIVILES UKRAINIENNES ET EUROPÉENNES, QUI N'ONT EU QUE LE MENSONGE COMME SEULE RÉPONSE DE LEURS GOUVERNEMENTS RESPECTIFS.

ET POUR QUE CES SACRIFICES NE TOMBENT PAS DANS L'OUBLI ET QU'ILS NOUS RAPPELLENT À JAMAIS QUE L'HOMME EST LOIN D'ÊTRE SUFFISAMENT RAISONNABLE POUR MANIPULER DES  SUBSTANCES TELLES QUE L'ATOME.

ENFIN, POUR ESPÉRER QUE L'EXPLOSION, LE 26 AVRIL 1986, DU RÉACTEUR N°4 DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE LÉNINE DE TCHERNOBYL (UKRAINE) NE SOIT QU'UN HORRIBLE ACCIDENT ET QU'IL RESTE LE SEUL...

 



tcherno monstretchernotchernomonstre

 
Commentaires (1)
tchernobyl
1 Vendredi, 13 Février 2009 08:39
je trouve ce site tres bien fait
mais cette catastrophe et tout a fait horrible
Copyright © 2012 . Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.