| Besancenot espionné : le patron de Taser interpellé et la police pas claire… |
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| Magouilles et clientélisme - Justice | |
| Mardi, 14 Octobre 2008 10:27 | |
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L'affaire d'espionnage dont ont été victimes Olivier Besancenot et sa famille a connu un brusque coup d'accélérateur ce mardi matin après une dizaine d'interpellations. Un tournant décisif dans les investigations débutées en mai dernier. A cette époque, L'Express révélait le contenu de plusieurs rapports, émanant d'une officine privée, prouvant que la vie du leader de la LCR avait été disséquée, pendant plusieurs mois, à la fin de 2007 et au début de 2008. Sa compagne avait été suivie et photographiée sur le chemin de l'école où elle conduisait leur enfant. Les comptes bancaires du couple étaient mentionnés. Des recherches avaient même été effectuées pour connaître les véhicules utilisés par le facteur de Neuilly. Restait à savoir par qui et pourquoi. Une taupe dans un service d'élite Après cinq mois d'enquête sur plainte de l'intéressé, la police judiciaire parisienne et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont opéré une série de convocations, de gardes à vue et d'auditions. Les investigations ont resserré les soupçons sur les trois rouages supposés de cette barbouzerie: les "taupes" qui auraient puisé les renseignements dans des fichiers administratifs ; l'officine qui aurait réalisé le rapport de surveillance; enfin le "client", c'est-à-dire le commanditaire présumé de cette opération. La "police des polices" a rapidement identifié les fonctionnaires ayant effectué des recherches dans le Fichier national des cartes grises à partir du nom de Besancenot et/ou de sa compagne. Le code informatique personnel dont est doté chaque policier a ainsi permis d'orienter les soupçons notamment sur un fonctionnaire en poste à Bordeaux (Gironde). De leur côté, dès le mois de mai dernier, les douanes ont piégé une "taupe" présumée au sein d'un service d'élite, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Cet agent administratif, visé par une procédure disciplinaire, aurait avoué avoir interrogé le Ficoba, le fichier des titulaires de comptes bancaires en France pour rendre service à un ancien policier, en retraite depuis dix ans. De plus, un fonctionnaire détaché auprès de la banque LCL (ex-Crédit lyonnais) a reconnu avoir été approché pour interroger les soldes des comptes dont sont titulaires Olivier Besancenot et sa compagne. Voilà pour le premier niveau, celui des taupes. Source et suite |
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Qui a fait surveiller le leader de la Ligue communiste révolutionnaire ? L'étau se resserre après une série d'auditions dans les milieux de l'intelligence économique.