| La justice se paie des enquêtes sociales au rabais |
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| Magouilles et clientélisme - Justice | |
| Mardi, 24 Mars 2009 05:33 | |
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Le ministère de la Justice a décidé de sabrer le budget consacré aux enquêtes sociales. A la demande d'un magistrat, ces enquêtes sont réalisées le plus souvent par des psychologues mandatés au coup par coup par des associations. Leur mission :  faire le point sur le background familial ou psychologique et les conditions matérielles d'un foyer, par exemple en cas de divorce ou de placement d'un enfant. Depuis un décret du 12 mars, leur budget a donc fondu : de 1300 euros, il est passé à 500 euros par enquête. Une riveraine, psychologue et enquêtrice en région parisienne, a alerté Rue89 en transférant un courrier reçu de Pascal Souriau, membre de la direction de l'Association de politique criminelle appliquée et de réinsertion sociale (APCARS). Cette association est mandatée par les services judiciaires pour les enquêtes sociales en région parisienne : sa compétence est territoriale et elle réalise les enquêtes sociales pour les tribunaux de grande instance de Paris, Bobigny, Melun et Créteil. (...) Sur le terrain, ces enquêtes duraient jusqu'à présent trois mois, avec en règle générale deux rencontres avec chacun des parents, dont une au domicile. Le plus souvent, elles sont en effet demandées par la justice en matière familiale, pour tout ce qui concerne par exemple le droit de garde d'un enfant ou le lieu de résidence. Toujours en matière civile, elles peuvent être aussi réclamées par le juge des enfants. Sur les 1300 euros facturés jusqu'à présent par une association, seule une petite partie revenait à l'auteur de l'enquête, le reste allant à l'association. Si le chèque n'éxcède pas 500 euros, le psychologue chargé de l'enquête ne devrait pas être payé plus de 80 à 100 euros. A ce prix, beaucoup d'acteurs parient d'ores et déjà sur de futures enquêtes baclées. On sait pourtant que les magistrats, particulièrement en matière familiale, tiennent très largement compte de ces expertises. Source et suite
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Le budget alloué à la détermination du contexte familial ou psychologique dans un procès civil passe de 1300 à 500 euros.