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Goldman Sachs contre, tout contre, la Grèce PDF Imprimer E-mail
Magouilles et clientélisme - economiques
Jeudi, 18 Février 2010 06:30

goldman sachsLe 6 février, sur ce blog (c’est ici), je vous annonçais que la Grèce était victime d’attaque spéculatives de la part d’une grande banque d’affaires américaine et de « hedge funds » (fonds spéculatifs) américains qui pariaient sur un défaut de paiement d’Athènes. Jusque-là, on savait certes qu’il y avait de la spéculation, mais personne n’avait encore réussi à mettre un nom sur ceux qui cherchaient à déstabiliser la Grèce et la zone euro. À l’époque, mes informateurs m’avaient déconseillé de citer des noms, d’où un article assez frustrant, pour vous et pour moi. Mais depuis, les rumeurs de marché se sont faites de plus en plus précises et leurs noms sont cités ouvertement dans les médias, même si c’est, à juste raison, très prudemment.

Le gouvernement grec lui-même les met désormais ouvertement en cause. Je peux donc vous confirmer que, selon des sources concordantes, Goldman Sachs et le fonds spéculatif dirigé par John Paulson seraient les deux principaux acteurs des attaques contre la Grèce et l’euro. Je vous ai déjà détaillé dans mon post du 6 février le mécanisme de la spéculation et je n’y reviendrais donc pas.

 Le plus choquant, dans cette affaire, est sans aucun doute le rôle joué par Goldman Sachs qui, à la fois, conseille le gouvernement grec, et prend, en secret, des positions contre la Grèce et l’euro. Ce rôle trouble est illustré par la récente affaire rappelée par le Spiegel du 8 février et le New York Times du 14 février (1) :en 2002, la banque d’affaire américaine a aidé la Grèce, contre une rémunération de 300 millions de dollars, dans des opérations de « comptabilité créative » destinées à camoufler une partie de sa dette (j’y reviendrai dans un prochain article). Il n’est pas neutre de savoir qu’à cette époque, le vice-président Europe de Goldman n’était autre que Mario Draghi, devenu depuis gouverneur de la banque centrale d’Italie et qui vient de voir le poste de vice-président de la Banque centrale européenne lui passer sous le nez. Ce rôle particulier de Goldman Sachs est illustré par le fait que la banque a toujours été membre des syndications en Grèce (tout comme au Portugal): il s’agit d’un consortium de banques chargé par un gouvernement de placer sa dette auprès d’investisseur lorsqu’il n’est pas sûr de pouvoir la placer directement sur le marché par appel d’offres. Source et suite

 
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