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Les agriculteurs maliens craignent d’être spoliés au profit des investisseurs étrangers PDF Imprimer E-mail
Magouilles et clientélisme - economiques
Vendredi, 04 Décembre 2009 06:52

maliAu Mali, le gouvernement a approuvé des baux à long terme permettant à des investisseurs extérieurs de mettre en valeur plus de 160 000 hectares de terre. Des responsables du gouvernement disent que le pays ne pourrait pas exploiter ses terres cultivables sans cette mesure, mais des agriculteurs locaux disent avoir peur d’être chassés. (...)  « La façon dont le gouvernement distribue par parcelles la terre de l’Office [de la région] du Niger nous inquiète. Cela signera [la fin] des petits producteurs. Nous n’aurons plus de terres cultivables et nous serons obligés de travailler pour [des producteurs de] l’industrie agricole ».

Cette région du nord-est de Bamako abrite une partie des terres non irriguées les plus fertiles du Mali.

Abou Bakar Traoré, ancien ministre des Finances, qui a signé, en avril 2009, une convention visant à louer plus de 11 000 hectares à l’Union économique et monétaire ouest-africaine, a dit à IRIN : « il ne s’agit pas de déposséder des producteurs, mais d’aménager des terres cultivables au profit de ces producteurs ». Des groupes de recherche internationaux ont estimé que ces accords constituaient un accaparement de terres commis par des investisseurs recherchant une production pour leur propre pays, mais Agatham Ag Alassane, ministre malien de l’Agriculture, a dit à IRIN que le pays n’avait pas le choix s’il voulait nourrir sa propre population.

« Aujourd’hui, notre souci est de moderniser l’agriculture, en particulier la riziculture. Pour y parvenir, il faut de grands moyens et de grands espaces. On ne peut pas donner un tracteur à un paysan qui ne dispose que de deux ou trois hectares, ce serait du gâchis ». Développer les terres irrigables permettra de faire en sorte qu’il y ait assez de travail pour les producteurs locaux et assez de nourriture pour les populations locales, a dit M. Ag Alassane. Abou Sow, secrétaire d’Etat chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger, a dit à IRIN qu’il faudrait un demi-million de dollars pour rendre exploitables suffisamment de terres pour répondre aux besoins alimentaires locaux.

« Nous avons un potentiel d’un million [d’hectares] de terres irrigables, sur lesquelles nous n’avons aménagé que 70 000 [hectares]. L’Etat seul ne peut pas tout aménager. Le besoin de terres cultivables augmente chaque année, mais le rythme d’aménagement ne suit pas. [Les contrats] permettent aux Libyens, aux Chinois et à d’autres de venir nous aider ». Source et suite

 

 
Commentaires (2)
libre échange
1 Samedi, 05 Décembre 2009 17:26
Pour la CHINE le libre échange consiste à exporter à sens unique ,l'importation n'est pas sa méthode:
conquérir ,s'accaparer et affamer l'AFRIQUE sera son prochain objectif pour alimenter la main d'oeuvre de sa machine industrielle de la même façon qu'elle a dévalisé le marché du travail en occident
BRAVO L'OMC et le marché de dupes qu'elle a suscité
cas interessant
2 Dimanche, 06 Décembre 2009 08:36
Ale
Question pillage de l'Afrique, je crois qu'on a fait notre part. Mais la Chine est un cas intéressant... Pas communiste et libérale... A mon avis elle est le résumé de tous ce que les Ultra libéraux auraient toujours réver : Pas de droits salariaux, pas de droits de l'Homme... Aucun respetc pour l'écologie. Tout au service de la production. En espérant que ce ne soit pas le modèle que veulent suive nos "instances dirigeantes"...
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