| Quand les journalistes renseignent les RG |
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| Magouilles et clientélisme - Médias | |
| Lundi, 07 Septembre 2009 05:17 | |
Chaque jour, Yves Bertrand arrivait dans son bureau à huit heures. Il ne rentrait chez lui pour retrouver ses deux chats que douze heures plus tard. Entre temps, il avait reçu ou rencontré une bonne dizaine de personnes. Parmi eux, trois journalistes. On a d'ailleurs trouvé dans ses fameux carnets à spirales une quarantaine de noms de journalistes. C'est dire si ces derniers jouaient un rôle essentiel dans son métier.
Lequel ? Réfutant toutes les accusations de montage de coups tordus qu'il a subi depuis un an, Yves Bertrand légitime cette relation privilégiée par la nécessité, pour les Renseignements généraux, de se tenir au courant à la fois sur ce qui allait paraître dans la presse, notamment comme enquêtes sulfureuses sur le pouvoir politique, et aussi sur l'évolution de la vie interne des médias.Ses relations avec les journalistes fonctionnaient, explique-t-il, comme une sorte de deal : il les aidait à recouper certaines de leurs informations; en échange, ils l'informaient plus ou moins involontairement sur ce qu'ils préparaient comme scoops; en somme ils confrontaient ce qu'ils savaient sans, bien entendu préciser leurs sources. Aucune manip selon lui : « C'était la meilleure façon de voir si nous n'étions pas, eux ou moi, victimes d'une intox, ou d'une manipulation. » Le chapitre consacré aux journalistes du livre-interview d'Yves Bertrand est l'un des plus importants de l'ouvrage. Nous en publions ce-dessous quelques extraits, dans lesquels l'ex-patron des RG explique l'importance prise par les médias dans le renseignement, et nous fait bénéficier de sa vision de l'évolution actuelle des médias et de leurs relations avec Nicolas Sarkozy. Source et suite |
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Chaque jour, Yves Bertrand arrivait dans son bureau à huit heures. Il ne rentrait chez lui pour retrouver ses deux chats que douze heures plus tard. Entre temps, il avait reçu ou rencontré une bonne dizaine de personnes. Parmi eux, trois journalistes. On a d'ailleurs trouvé dans ses fameux carnets à spirales une quarantaine de noms de journalistes. C'est dire si ces derniers jouaient un rôle essentiel dans son métier.
Lequel ? Réfutant toutes les accusations de montage de coups tordus qu'il a subi depuis un an, Yves Bertrand légitime cette relation privilégiée par la nécessité, pour les Renseignements généraux, de se tenir au courant à la fois sur ce qui allait paraître dans la presse, notamment comme enquêtes sulfureuses sur le pouvoir politique, et aussi sur l'évolution de la vie interne des médias.