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TF1 a réservé son plateau aux fans d'HADOPI PDF Imprimer E-mail
Magouilles et clientélisme - Médias
Mardi, 12 Mai 2009 07:37
tf1Jérôme Bourreau est bien une victime. Le ministère de la Culture a confirmé le 10 mai dans la soirée que l'email anti-Hadopi envoyé par le responsable innovation web de TF1 à la députée UMP Françoise de Panafieu avait bien été transmis par le cabinet de Christine Albanel à la direction de TF1. Ce qui a abouti au licenciement de Bourreau, comme l'avait révélé Libération le 6 mai : "Il est apparu qu'une copie de ce document (...) a bien été transmise à la chaîne TF1 à la fin du mois de février par l'un de ses collaborateurs (...) Christine Albanel a déploré cet envoi qu'elle considère comme une erreur regrettable. Elle a refusé la démission que lui a remise ce collaborateur et a décidé de le suspendre de ses fonctions présentes pendant une durée d'un mois", a expliqué le ministère, cité par l'AFP.

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Cet aveu ne risque pas d'apaiser la bourrasque déclenchée sur internet par le "premier martyr d'hadopi". Au hasard des réactions virulentes, on peut noter celle du député Vert François de Rugy (récent invité d'@si), qui appelle à la démission de la ministre de la culture : "Cette histoire désolante n'est pas une simple anecdote. Elle illustre la confusion opérée entre le pouvoir politique et le principal média français. Elle met en cause le droit d'opinion de chaque citoyen, rendu comptable, devant son employeur, de ses prises de position politiques, exprimées à titre personnel et privé." Le ton est encore plus virulent pour le blogueur (et ex-journaliste de France 2) Bruno Roger-Petit, qui dénonce sur Le post une "faute grave, faute morale, faute de ministre".

Quant au groupe TF1, il s'en tient à une déclaration officielle, affirmant que "le Groupe TF1 a toujours manifesté une position de soutien au projet de loi "Création et Internet" HADOPI pour mettre en place un système de réponse graduée contre le piratage" et qu'il est "le seul groupe audiovisuel à avoir engagé des procédures contre le piratage de ses oeuvres".

Le site [site Numérama] affirme qu'"avant le passage de la loi au Parlement, l'information fut minimum, pour ne pas dire inexistante" et rappelle que "lorsqu'elle fut votée par l'Assemblée par 16 députés avant son passage en commission mixte paritaire, après un débat très animé pendant 41 heures, le reportage diffusé par le journal de 20 heures avait osé montrer les images d'une Assemblée pleine à craquer où des centaines de députés votaient avec enthousiasme", alors que seuls une poignée d'élus étaient présents.
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L'ire des internautes contre la Une s'exprime aussi dans les commentaires du site "TF1 et vous", sous sa déclaration officielle. C'est ce que remarque par exemple SVM Le Mag, qui signale que de nombreux commentateurs y crient à la censure, dénonçant une "modération" musclée des commentaires. Et pour ceux qui désirent ne rien perdre de la saveur des insultes et des admonestations des internautes, PCInpact signale qu'une page web récupère l'ensemble des commentaires rédigés, avant leur éventuel caviardage. Source et suite

 

 
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