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25 000 morts tous les ans ! Un scandale qui ne manque pas de sel... PDF Imprimer E-mail
Magouilles et clientélisme - Entreprises, industries, etc...
Mercredi, 02 Juin 2010 05:05
Les motsGrippe A : 300 morts, 2 à 3 milliards dépensés. Hypertension lié à l'excès de sel alimentaire : 25 000 morts évitables tous les ans depuis des décennies et une simple signature pourrait en outre permettre d'économiser 6 milliards du jour au lendemain. Mais rien ne bouge. Cherchez l'erreur ! Le problème est simple. Actuellement, les Français consomment entre 8,5 et 10 grammes de sel (chlorure de sodium) tous les jours, alors que l'OMS et l'Europe préconisent de ne pas dépasser les 5g et que les besoins réels sont estimés entre 2 et 3g. Cet excès est redoutable pour la santé : selon Pierre Meneton (*), chercheur à l'Inserm, il provoquerait 75 000 accidents cardio-vasculaires tous les ans, dont 25 000 décès. Rien que ça. Le problème est connu depuis des lustres. En 2002, déjà, l'Afssa demandait (timidement) aux industries agro-alimentaires de réduire les quantités de sel incorporées dans les aliments. Objectif : -20% sur cinq ans. Mais rien n'y fait. Malgré l'ampleur du scandale, les pouvoirs publics restent sourds et aveugles. Et les étiquettes restent muettes.

Cache-misère alimentaire (et accélérateur de croissance)

Entre 80 et 90% du sel ingéré par la population provient de l'alimentation industrielle : soupes, biscuits (salés ou sucrés), boissons, plats cuisinés, pain... Un exemple, relevé par l'UFC Que Choisir dans son édition de mars 2007 : un bol de céréales du matin contient autant de sel qu'un bol d'eau de mer, et un paquet de chips en représente trois ! Pour agiter la salière, les industriels ont la main lourde, le plus souvent à notre insu puisque rien ne les oblige à indiquer la présence de sel dans les aliments, pas plus que sa concentration. Et lorsque cette information est affichée, elle est le plus souvent exprimée en quantité de sodium, ce qui divise par 2,5 la quantité réelle de chlorure de sodium.

Aujourd'hui, le sel n'est plus utilisé à des fins de conservation, mais il possède quatre caractéristiques qui le rendent incontournable. Primo, ses qualités de rétention d'eau permettent d'augmenter artificiellement le poids des produits, et donc leur prix. Deuxio, c'est un exhausteur de goût sans équivalent, qui permet de relever la saveur de plats sans grand intérêt gustatif. Tercio, le sel provoque un effet d'accoutumance, le "syndrome du biscuit apéritif". Quarto, il possède un pouvoir assoiffant hors du commun. Réduire sa consommation de moitié se traduirait par une diminution de la prise de boisson de 330 millilitres par personne et par jour, selon le même Meneton. Un manque à gagner de 6 à 8 milliards d'euros, rien qu'en France, pour les fabricants de boissons et d'eau en bouteille. Source et suite

 
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