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Magouilles et clientélisme -
Entreprises, industries, etc...
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Mardi, 27 Avril 2010 05:08 |
 Laurence Parisot, la patronne du Medef a fait régler 70 000 euros de frais d'avocat par le Medef . Pas sûr que les adhérents du Medef apprécient un tel usage de leurs cotisations. Ce genre de petit détail comptable n’apparaît évidemment pas dans les comptes du Medef publiés mardi 13 avril dernier. Laurence Parisot a fait prendre en charge par le Medef plus de 70 000 euros de frais d’avocat issus de la procédure pour diffamation qu’elle a intentée contre Daniel Devawrin. En pleine affaire de la caisse noire de l’Union des industries métallurgiques et minières ( UIMM), l’ancien président de l’organisation au cœur du scandale, avait affirmé qu’elle ne disait pas la vérité quand elle assurait ignorer l’existence de ces pratiques peu orthodoxes. Procès qu’elle a perdu, comme l’a confirmé en appel la 17éme chambre du tribunal de paris le 3 mars dernier.
A l’UIMM, on risque en effet de prendre la mouche. Car la situation peu paraître grotesque : un bout de sa cotisation, 10% des recettes du Medef, a donc servi à payer - et grassement - les honoraires de maître William Bourdon, l’avocat de Laurence Parisot, contre l’un de ses propres dirigeants. « Le simple fait qu’elle entame une procédure était déjà très mal vu par les caciques du Medef. C’était prolonger la guerre avec l’UIMM», précise l’un d’entre eux. « Mais on avait compris qu’elle en avait fait une affaire personnelle », poursuit-il. C'est à dire qu’elle payait de sa poche. Et d’ailleurs comment le comprendre autrement. Pour impliquer la personne morale du Medef dans une procédure judiciaire, Laurence Parisot aurait dû obtenir le feu vert de son conseil exécutif, ainsi que le précisent les statuts. Ce qui n’a jamais été envisagé. Aussi, aux yeux de tous, ce procès était intenté par Laurence Parisot en personne, et non Laurence Parisot, au titre de l’organisation. Quant à l’entourage de Laurence Parisot, il veut croire qu’il n’y a pas de problème « d’autant plus que cela concernait les conditions d’exercice du mandat. » Vite dit… A quelques mois du congrès qui verra Laurence Parisot remettre en jeu son mandat, et alors que certains n’ont toujours pas digéré le contrat annuel de 360 000 euros TTC de Rosine Lapresle, sa graphologue propulsée conseillère, cette petite liberté avec l’argent des adhérents risque de lui coûter cher. Source et suite |