
Voici le grand mistigri du numéro 1 de l’aéronautique mondiale démasqué : ses actionnaires, Lagardère et l’allemand Daimler, ne veulent pas remettre un sou dans l’entreprise, quoi qu’il arrive. Après les déboires de l’A380, déjà , les deux compères
 avaient refusé de recapitaliser en 2007. Mieux, ils ont confirmé leur volonté de sortir du groupe totalement. Ils ont réitéré cette année
 qui ont chacun avec 7,5% du capital le privilège de diriger les destinées d’un groupe stratégique pour l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne et la France. Les actionnaires ne payent pas, les pays et leurs contribuables, si.
La France devrait apporter au moins 20% de la somme, soit 700 millions d’euros, en « avance remboursables » ou autres mécanismes financiers qui tous aboutissent à aggraver le déficit de l’Etat. C’est à peu près la somme que Lagardère avait tiré de la cession d’actions EADS en 2006, juste avant le plantage de l’A 380. Depuis lors EADS vit au gré des arrangements des actionnaires. Berlin s’est arrangé pour que les banques continuent à « porter » les actions vendues par Daimler pendant encore quelques temps lire le
Financial Times http://www.ft.com/cms/s/0/307f4468-1f26-11df-9584-00144feab49a.html. Quant à Arnaud Lagardère, il tente de faire entrer ses alliés des Emirats dans le capital de l’avionneur, mais aussi dans le capital de Lagardère Group où il est ultra minoritaire. Merci qui ?
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