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si ce n’était pas Total, "je doute que la solution ait été la même" PDF Imprimer E-mail
Magouilles et clientélisme - Entreprises, industries, etc...
Vendredi, 20 Novembre 2009 06:41

lepageLe tribunal correctionnel de Toulouse a ordonné la relaxe au bénéfice du doute dans le procès AZF, à Toulouse, pour l'ex-directeur de l'usine Serge Biechlin et Grande Paroisse, la filiale de Total mise en cause, tout en dénonçant des "fautes organisationnelles". L’explosion de l’usine avait fait 31 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001. Réaction de Corinne Lepage, vice-présidente du Modem qui était avocates de parties civiles dans le procès Erika.

Comment réagissez-vous à la relaxe générale prononcée dans le procès AZF ?

"J’ai entendu les réquisitions du parquet (trois ans de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre Serge Biechlin, 225.000 contre Grande Paroisse, ndlr). Elles n’allaient pas dans ce sens-là. Je ne suis pas pour critiquer les décisions de justice. Mais je me mets à la place des victimes et j’imagine ce que doit être leur frustration. Je la comprends et la partage. Je suis extrêmement déçue et triste pour les victimes.

Sur cette affaire, où on a essayé de laisser planer le doute quand à la cause de l’explosion, je regrette que le tribunal ait considéré qu’il n’y avait pas de faute avérée. Même s’il est normal que le doute bénéficie à l’accusé.

Il n’en demeure pas moins que s’il s’était agi d’un petit entrepreneur de traitement de surface, je doute que la solution ait été la même. Je suis très étonnée par la décision du tribunal. Pour comparer, dans l’affaire de l’Erika, le tribunal correctionnel de Paris a eu une attitude sensiblement différente." Source et suite

 

Complément :

AZF: les familles «écœurées» par la relaxe

PROCÈS AZF - Les sinistrés et familles de victimes de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse sont sortis assommés de la salle d’audience après la relaxe générale prononcée ce jeudi par le tribunal correctionnel, alors que Total saluait la décision.

«C’est honteux», lançait une sinistrée, alors que les policiers venaient de faire taire les applaudissements venus des rangs d’anciens salariés d’AZF, qui ont pris fait et cause pour les prévenus, l’ex-directeur de l’usine Serge Biechlin, et Grande Paroisse, la filiale chimie de Total. (Lire la suite)

«Le tribunal a laissé la porte ouverte à la délinquance industrielle», a dénoncé froidement Gérard Ratier, président de l’Association des familles endeuillées, dont le fils a été tué par la déflagration. «La commission d’enquête interne, en agissant avant l’enquête judiciaire, a fait disparaître les pièces à conviction, lesquelles ont manqué à ce tribunal pour se positionner.»

 

 
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