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La Commission européenne autorise la commercialisation d'OGM PDF Imprimer E-mail
Actualité - Europe
Mardi, 02 Mars 2010 11:42

ogmLa Commission européenne a autorisé, mardi 2 mars, le commerce de plusieurs organismes génétiquement modifiés (OGM). Les autorisations concernent la culture de la pomme de terre Amflora, mise au point par la firme BASF, ainsi que plusieurs variétés du maïs MON 863. La mise sur le marché européen des produits transgéniques est bloquée depuis plusieurs années par les avis divergents des Etats européens sur l'opportunité de recourir à cette technologie.

Les Etats membres s'étaient mobilisés, courant 2009, pour contrer sa proposition de lever la clause de sauvegarde mise en place en Autriche et en Hongrie contre la culture du MON 810. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture de cette variété produite par la firme Monsanto, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire les cultures transgéniques sur leur territoire.

Habilitée à trancher en dernier ressort, la Commission Barroso II justifie son choix en s'appuyant sur les avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), selon laquelle les variétés concernées ne posent aucun problème pour la santé. Par cette décision, le président de la Commission, José Manuel Barroso, cherche à avancer sur un dossier qui lui a valu des déboires sérieux lors de son premier mandat.

(...)  La décision de la Commission est fragilisée par le fait que l'indépendance de l'AESA est mise en cause : comme l'a révélé en janvier l'association Corporate Europe Observatory, la directrice du groupe OGM de l'agence, Suzy Reckens, a quitté celle-ci début 2008 pour rejoindre la firme Syngenta, qui produit des OGM. Mme Reckens avait eu à valider des produits que la Commission veut autoriser.

Pour Corinne Lepage, députée européenne, "la Commission envoie un signal détestable aux citoyens européens: alors qu'il y a une défiance croissante à l'égard des OGM, elle leur dit qu'elle méprise leur avis". Mme Lepage demande aussi que des études sur l'impact sanitaire des OGM soient "menées par des organismes publics, et de manière transparente, ce qui n'a pas été le cas depuis dix ans". Source et suite

 

 
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