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« Le Mozambique a faim » PDF Imprimer E-mail
Actualité - l'international
Mardi, 07 Septembre 2010 05:47

mozambiqueC'est l'augmentation des prix de l'eau et de l'électricité qui a mis le feu aux poudres. Le 1er septembre elle devenait effective. L'électricité, notamment, a connu une hausse de 13%. Un mois plus tôt, déjà, les carburants ont augmenté de 8%, la troisième hausse en moins de six mois. L'essence coûte désormais 40 meticais le litre contre 26 auparavant. La semaine prochaine ce sera au tour du pain qui passera de 6 meticais les 250 grammes, à 7, soit une augmentation de 17%.

Cette inflation galopante s'inscrit dans une cercle vicieux. Le Mozambique reste extrêmement dépendant des exportations. Cette année, sept de ses onze provinces ont connu de mauvaises récoltes. Depuis 2002, le pays a reçu deux fois moins de pluies qu'à l'habitude. Selon le ministre de l'Agriculture, Soares Nhaca, le Mozambique produit à peine 5% de ses besoins en blé et seulement 257 000 tonnes de riz sur les 527 000 consommées. La plupart des denrées alimentaires viennent donc de l'étranger, notamment d'Afrique du Sud.

Les carburants augmentent. Depuis 2008, le gouvernement subventionne le secteur des transports et maintient artificiellement les prix des carburants en payant aux compagnies pétrolières la différence avec le prix du marché. Faute de trésorerie, le gouvernement d'Armando Guébuza change aujourd'hui de cap. Il doit encore payer plus de 120 millions de dollars américains aux compagnies pétrolières, d'ici la fin de l'année.

Quant à l'eau et l'électricité, les deux sociétés nationales Agua de Moçambique et Eletricidade de Moçambique, avaient envie depuis longtemps d'augmenter leurs tarifs. Le Mozambique est encore en phase d'électrification et cela coûte cher. Les deux entreprises doivent aussi réhabiliter et entretenir leurs infrastructures vieillissantes.
Dans le même temps, le métical connaît une importante perte de vitesse. En juin un euro valait 40 méticais, aujourd'hui il en faut 50 et les prix des denrées alimentaires ont explosé. A Maxaquene, Maria Tunda, une femme de ménage, ne s'en sort plus: « Maintenant on achète un sac de riz de 25 kilos, 2000 méticais (40 euros), je n'en gagne que 1 500 (30 euros), comment dois-je faire pour survivre? » Source et suite

 
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