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Mercredi, 01 Septembre 2010 05:42 |
 Lundi 31 mai, samedi 31 juillet, mardi 31 août… Pourquoi appeler à défiler les « 31 » ? Pour défendre l’article 31 de la Constitution russe : « Les citoyens de la Fédération de Russie ont le droit de se rassembler pacifiquement, sans armes, de tenir des réunions, meetings et manifestations, des marches et piquets ». (...) Non-autorisés, ces regroupements sont largement symboliques. Ils témoignent d’une volonté d’exister, de résister. Coûte que coûte. Ils sont le plus souvent dispersés par les forces de l’ordre, en civil ou harnachées et casquées comme les OMON, les forces anti-émeutes.
Les quelques dizaines de manifestants ont à peine le temps de lancer un slogan ou de déployer une banderole qu’ils sont déjà dans les fourgons, interpellés par la police. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine l’a encore réaffirmé, lundi 30 août, dans une longue interview au journal Kommersant : « Si vous n’avez pas obtenu l’autorisation de manifester de la part des autorités locales, vous recevrez des coups de matraque sur la tête ». Or, pas la peine de requérir une autorisation, semble-t-il. Depuis plus d’un an, les organisateurs des manifestations du 31 n’ont jamais réussi à en obtenir, « coups de matraque » et arrestations assurées. Des interpellations qui n’épargnent personne. Jeudi 31 décembre, c’était Lioudmila Alexeeva, 82 ans, ex-dissidente soviétique et militante des droits de l’homme, qui était arrêtée manu militari par la police malgré son âge et son passé. Source et suite |