| Sarkozy Ă Bruxelles : clash avec Barroso et couac avec Merkel |
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| Actualité - politique | |
| Vendredi, 17 Septembre 2010 05:25 | |
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Très nerveux et cinglant avec les journalistes, nommément raillés, Nicolas Sarkozy a déclaré au cours d'une conférence de presse à Bruxelles que « tous les chefs d'Etat et de gouvernement » des 27 avaient condamné les « propos outranciers » tenus par Viviane Reding, contenant des « raccourcis historiques qui ont profondément blessé l'ensemble de nos compatriotes ». Il a qualifié d'« humiliation » le parallèle fait avec la seconde guerre mondiale. Viviane Reding, la commissaire européenne à la Justice, avait lancé mardi une attaque cinglante contre la stigmatisation des Roms en annonçant l'ouverture d'une procédure d'infraction contre la France pour violation de ses engagements européens. Elle a regretté par la suite sa comparaison malheureuse avec la France de Vichy, tout en maintenant ses critiques sur le fond. Nicolas Sarkozy a nié avoir eu un clash violent avec Barroso au cours du déjeuner, dont ont témoigné plusieurs participants auprès de la presse internationale. « J'ai gardé mon calme, […] s'il y en a un qui s'est tenu éloigné de tout propos excessif, c'est moi », a-t-il dit, soulignant qu'il « appréciait » le président de la Commission dont il avait « soutenu la réélection ». Il a cependant ajouté :
L'affaire aurait pu en rester là , à ce clash derrière une porte fermée, mais Nicolas Sarkozy est sans doute allé un peu trop loin en appelant au secours le témoignage d'Angela Merkel, la Chancelière allemande, qui, dit-il, l'a appelé pour lui dire qu'elle aussi s'apprêtait à expulser des Roms… Hélas pour le chef de l'Etat : la Chancelerie lui a opposé un démenti formel dans la soirée, cette question n'a pas été évoquée entre les deux dirigeants. A Bruxelles, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans une longue explication de texte et de justification de sa politique vis-à -vis des Roms. « L'Europe ne peut pas fermer les yeux sur les vraies questions », a-t-il dit, indiquant que la Commission avait été chargée de faire des propositions sur le sort des Roms en Europe. Source et suite |
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Le sommet européen de Bruxelles a tenu ses promesses : Nicolas Sarkozy a eu une engueulade historique avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, après avoir demandé, en vain, des excuses pour les vives critiques de la politique française vis-à -vis des Roms. Un clash doublé d'un couac embarrassant avec la Chancelière allemande Angela Merkel qui a démenti avoir annoncé au président français qu'elle allait suivre son exemple sur les Roms, comme il s'en est vanté lors de sa conférence de presse. Néanmoins, En se posant en victime des « injures » de la vice-présidente de la Commission, Viviane Reding, le Président a pu éviter les embarras causés par la politique française.