| l'UMP entre amalgames historiques et attaque de la presse en ligne |
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| Actualité - politique | |
| Jeudi, 08 Juillet 2010 05:21 | |
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"Il s'est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand, et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique. Au niveau déontologie, c'est inimaginable. Mais ça va lui retomber sur la tête", a poursuivi le chef de l'Etat, selon ce témoin. "Imaginez si moi, j'écoutais les journalistes, qu'est-ce qu'on dirait !", a-t-il ajouté. "Ce fameux site qui me rappelle une certaine presse des années 30", a renchéri ce mercredi matin Christian Estrosi sur France Info, faisant référence au fascisme qui traversait de nombreux écrits à l'époque. "Ce ne sont pas des journalistes", a martelé le vice-président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean Léonetti, toujours sur France Info. "Je suis choqué quand vous dites que c'est un site d'information. Ce n'est pas un site d'information, c'est un site de ragots, de déclarations anonymes", a également lancé Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille. Face à cette déferlante, Edwy Plenel a annoncé son intention de porter plainte contre Xavier Bertrand pour diffamation. "Le journalisme, c'est l'honneur de la démocratie, la calomnie est de l'autre côté", a-t-il rétorqué. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a "pris acte sans surprise" de cette décision. Une attaque plus générale contre la presse en ligne. Cette stratégie de contre-feu contre le site d'information Mediapart s'est accompagnée de critiques plus générales contre l'information en ligne. Mardi, à l'Assemblée, le ministre du budget, François Baroin, a dénoncé "les tweets, les blogs" d'une "cyber-cabale". Le ministre de la défense, Hervé Morin, a aussi regretté, sur RMC et BFM-TV, "une compétition effrénée entre la presse médiatique classique et Internet" où "plus rien n'est contrôlé", "où on ne prend pas le temps, un seul instant, de vérifier simplement l'information qui vous est donnée". "Internet est un média que le pouvoir a du mal à contrôler. (...) Le Web leur échappe, d'autant que les politiques savent que c'est un média très réactif", a expliqué au Post.fr le secrétaire du Syndicat national des journalistes CGT, Emmanuel Vire. Plusieurs ténors de la majorité amalgament ainsi commentaires, blogs et sites d'information en ligne. Cette stratégie d'attaque du Net avait déjà été utilisée par la majorité au moment de la diffusion par Le Monde.fr d'une vidéo de Brice Hortefeux lors des journées d'été de l'UMP en 2009. Jean-François Copé avait estimé qu'Internet est "un immense espace (...) dans lequel on peut finalement diffuser n'importe quelle image, la tronquer dans tous les sens". Et Henri Guaino, le conseiller spécial du président de la République, avait dénoncé "une transparence absolue qui est le début du totalitarisme". Une attitude révélatrice de la méfiance qu'entretiennent la majorité des dirigeants de l'UMP vis-à-vis du Net. Source et suite |
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Mediapart sous le feu des critiques. Après avoir martelé pendant plusieurs jours que l'affaire Woerth reposait sur de la "calomnie", le parti majoritaire est passé à la vitesse supérieure, mercredi, en attaquant durement le site fondé par