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Le gouvernement veut obliger les mairies à installer des caméras de surveillance PDF Imprimer E-mail
Actualité - politique
Vendredi, 05 Février 2010 06:38

videosComme nous le pressentions devant l'hostilité des élus au sein même de la majorité, l'amendement CL160 qui imposait des études sur la vidéosurveillance aux maires a été retiré par le gouvernement.  Article du 27 janvier 2010 - Entre autres choses, le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) prévoit d'intensifier la vidéosurveillance, rebaptisée "vidéoprotection" pour rassurer le citoyen lambda sur les intentions étatiques. Lorsqu'il était encore dirigé par Michèle Alliot-Marie, le ministère de l'intérieur avait révélé son grand plan pour "un nouvel élan de la vidéoprotection", qui prévoit de faire passer le nombre de caméras sur la voie publique de 20.000 à 60.000 d'ici 2011.

"La vidéoprotection, c’est un instrument efficace pour prévenir les actes de délinquance et dissuader les délinquants", assure le ministère, selon lequel "il s’agit de protéger les Français de la délinquance et en aucun cas de les surveiller !".

Mais le gouvernement est face à un léger problème pratique. Beaucoup de communes sont réticentes à l'idée d'installer des systèmes de vidéosurveillance dans la rue, notamment parce que ces systèmes coûtent très chers à mettre en place et à entretenir, mais aussi parce qu'ils sont inefficaces voire contre-productifs. "Depuis quinze ans, toutes les études britanniques disent la même chose. La vidéosurveillance n'a aucun effet sur les délits et les crimes les plus graves, notamment les agressions et les violences aux personnes", indiquait récemment dans Ouest-France Eric Heilmann, sociologue et professeur à l'université de Bourgogne à Dijon, et spécialiste de la vidéosurveillance. Source et suite

 
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