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Les altermondialistes en quête d'un espace politique PDF Imprimer E-mail
Actualité - politique
Mardi, 26 Janvier 2010 11:56

forum socialLe Forum social mondial (FSM) retrouve son berceau. Pour fêter ses dix ans, il a choisi, pour la première fois depuis 2005, de revenir à Porto Alegre, la grande ville du sud du Brésil qui l'a déjà accueilli à quatre reprises depuis 2001. La première édition y avait eu lieu un peu plus d'un an après la naissance du mouvement, à Seattle, aux Etats-Unis, en novembre 1999, lors de violentes manifestations contre la mondialisation, à l'occasion d'une conférence de l'Organisation mondiale du commerce. Cette neuvième édition (le forum n'a pas eu lieu en 2008) devait s'ouvrir pour cinq jours, lundi 25 janvier. Elle a lieu, comme les précédentes, la même semaine que le Forum économique mondial de Davos, le grand rendez-vous du capitalisme planétaire, dont le FSM se veut l'antipode. Quelque 20 000 militants doivent participer à des centaines de rencontres et de débats, à Porto Alegre et dans cinq petites villes voisines.

En dix ans, le mouvement s'est essoufflé, dans un univers capitaliste en adaptation permanente, quoique frappé par une grave crise économique, où le slogan altermondialiste "Un autre monde est possible" - un monde plus juste, plus pacifique, plus solidaire, plus respectueux de l'environnement - relève encore largement de l'utopie. Il est donc temps pour le FSM de dresser un bilan sans complaisance et d'imaginer "un nouvel agenda" dans la perspective de sa prochaine édition, prévue à Dakar. C'est la tâche stratégique qui incombera chaque matinée de cette semaine aux 70 orateurs invités à Porto Alegre par le Groupe d'appui et de réflexion du Forum.

(...) En dix ans, la famille altermondialiste a peu à peu changé de profil. En témoignent les résultats d'une enquête conduite par l'Ibase auprès des participants à la rencontre de 2009, à Belem, en Amazonie brésilienne. Les adeptes du mouvement conservent un niveau de formation élevé : 81 % d'entre eux ont achevé ou poursuivent des études universitaires. Leur méfiance envers les institutions reste massive, seules les Nations unies obtenant grâce, aux yeux de 44 % d'entre eux. Mais les militants du FSM sont de plus en plus jeunes : 64 % ont moins de 34 ans, et 34 % moins de 24 ans.

"La relève est assurée, se réjouit M. Grzybowski. Pour la majorité de ces jeunes, qui participent au Forum pour la première fois, c'est une initiation à la politique." Ils sont de moins en moins engagés, au sens traditionnel du terme, 30 % d'entre eux ne militant dans aucune organisation politique, religieuse ou culturelle : "Ils ont une vision très ample des défis d'aujourd'hui, conclut le sociologue brésilien, et ils envisagent les luttes de manière très universaliste." Source et suite

 

 
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