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Mille plaintes pour utilisation frauduleuse de fonds publics PDF Imprimer E-mail
Honteux !!! - Droits des salariés piétinés
Mercredi, 26 Août 2009 05:22
escroquerieAUTOMOBILE. Un millier de citoyens ont porté plainte contre l’usine Trèves d’Ay. Ils l’accusent d’avoir perçu 55 millions d’euros de fonds publics et d’avoir mis la clé sous la porte.

C’est sans nul doute une première : plus d’un millier de contribuables ont porté plainte individuellement contre le groupe Trèves pour « utilisation frauduleuse de fonds publics ». Ce que les plaignants (des salariés, des élus et des citoyens lambda) reprochent à l’équipementier automobile ?

La fermeture de son usine PTPM (Production textiles et plastiques de la Marne) d’Ay, spécialisée dans le garnissage de sièges automobiles, quelques semaines après avoir perçu 55 millions d’euros du fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) mis en place par Nicolas Sarkozy au début de la crise.

Selon le comité de soutien des contribuables, animé par la CGT, à l’origine de cette action, 1257 plaintes ont été déposées au tribunal de grande instance (TGI) de Reims, avant d’être renvoyées vers le parquet de Paris, où se trouve le siège de Trèves. Lequel a missionné le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Reims pour mener une enquête préliminaire. (...)

 
Pour Michel Dehu, responsable du Centre d’études et de recherches économiques et sociales de Champagne-Ardenne, l’équipementier « profite » tout bonnement de la conjoncture : « C’est une stratégique qui a été mise en place bien avant la crise économique et grâce à cette manne publique, Trèves a accéléré les processus de restructuration et de délocalisation hors de l’Union européenne.  » Pour lui, porter plainte, c’est aussi une manière « d’alerter les pouvoirs publics pour qu’ils assument leurs responsabilités ».

Mais la procédure risque d’être longue alors que la fermeture du site pourrait intervenir dans les semaines à venir. Le 14 septembre prochain, la cour d’appel du tribunal de Reims doit en effet statuer sur la procédure de licenciement économique, annulée en première instance, le 3 juillet dernier. En attendant, les salariés ont repris le travail hier, dans l’angoisse. Source et suite

 
 
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