| La Cour des comptes épingle les hôpitaux militaires |
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| Honteux !!! - HONTEUX !!!!! | |
| Vendredi, 08 Octobre 2010 10:38 | |
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Ces structures militaires soignent aujourd'hui essentiellement des civils. Tout le monde peut donc pousser la porte d'un de leurs services. Le Val-de-Grâce, à Paris, s'est par ailleurs fait spécialiste de l'accueil des hommes politiques. Nicolas Sarkozy y a été admis l'an passé, Jacques Chirac y avait été hospitalisé en 2005. L'ancien ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, également admis, y avait d'ailleurs été victime en 1998 d'un accident d'anesthésie. «Les civils représentent 90% des patients des hôpitaux militaires», note Didier Migaud, qui ajoute: «95% de l'activité médicale et chirurgicale des hôpitaux militaires n'a aucune spécificité militaire.» Soit 5% d'activité proprement militaire, ce qui laisse à désirer, selon la Cour des comptes. «En cas de crise majeure, il manquerait des infirmiers de bloc opératoire et les équipes chirurgicales nécessaires», estiment les hauts magistrats qui remettent en cause la formation du personnel: «La préparation opérationnelle des médecins et des infirmiers d'unité, placés dans les régiments, est loin d'être optimale pour répondre à l'évolution des conflits.» Source et suite |
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Ce déficit est lié en partie au fait que ces hôpitaux fonctionnent en sous- régime. «Leur productivité médicale est insuffisante», dénonce le rapport. Le taux d'occupation des lits est faible: à 52%, contre des normes civiles de l'ordre de 75 à 85%. L'activité chirurgicale marche au ralenti: 140 séjours chirurgicaux par an et par chirurgien, contre une moyenne de 243 dans des établissements civils comparables. Sans détour, Didier Migaud pose le débat: «Le choix de conserver un réseau d'hôpitaux militaires s'avère coûteux et inadapté. Il faut en corriger les défauts ou se poser la question d'une refonte fondamentale du système.»