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Le camp Sarkozy piétine un à un tous les contre-pouvoirs PDF Imprimer E-mail
Honteux !!! - HONTEUX !!!!!
Lundi, 20 Septembre 2010 05:16

sarkoLes uns après les autres, les contre-pouvoirs - judiciaires, européens, parlementaires, syndicaux, médiatiques - se dressent contre la politique de Nicolas Sarkozy. Mais sa réponse est à chaque fois la même : plutôt que de se mettre à l'écoute, de tenter de redresser la barre, le Président choisit le passage en force et le dénigrement, aidé en cela par son carré de fidèles. Objectif : colmater les brèches pour ne pas prendre l'eau avant 2012.

Contre les juges

Dernière trouvaille en date du président de la République : mettre les juges sous tutelle du peuple. Depuis la semaine dernière, Nicolas Sarkozy veut installer des jurés populaires auprès des juges dans les tribunaux correctionnels.

Avocat de profession, il a toujours exprimé sa méfiance envers les magistrats. En témoigne aussi sa volonté de supprimer les juges d'instruction. Il peut compter sur son « ami de trente ans » Brice Hortefeux pour le soutenir dans son entreprise.

Le ministre de l'Intérieur vient encore de s'en prendre aux magistrats dans une interview très offensive à paraître samedi dans Le Figaro magazine. Selon lui, il y a un « décalage entre la souffrance des victimes et la réponse pénale apportée par une minorité de magistrats ».(...)

Contre le Conseil constitutionnel

Le Parlement aux ordres, reste quand même le Conseil constitutionnel. Hadopi, la taxe carbone, la rétention de sûreté… Les Sages ont multiplié les censures des grands projets législatifs de Nicolas Sarkozy depuis 2007. De fait, le président de la République fait tout pour essayer de passer outre.

« Je veux que vous ayez du courage, il ne faut pas tenir compte des critiques, il faut foncer. La pire des maladies, c'est la tremblante. », a-t-il lancé le 5 janvier en Conseil des ministres, après la censure de la réforme de la taxe professionnelle, au nom du principe d'égalité.

Ce qu'il avait d'ailleurs fait ostensiblement en février 2008, en demandant au premier président de la Cour de cassation de lui faire des propositions pour rendre immédiatement applicable la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés… que le Conseil constitutionnel venait de censurer 24 heures plus tôt.

Contre les syndicats

La réforme des retraites a aussi été l'occasion de vérifier le peu d'intérêt que porte Nicolas Sarkozy aux organisations syndicales. Après trois petits mois seulement de négociation, le texte était déjà transmis au Parlement, sans même qu'ils ne puissent lire avant sa version définitive.

Les deux millions de personnes qui ont défilé dans la rue le 7 septembre n'ont pas non plus changé grand-chose au projet de loi. Le porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé, a ressorti une célèbre formule, au Point.fr : « Ce n'est pas la rue qui gouverne. »

Seules quelques menues concessions ont été annoncées le lendemain par le chef de l'Etat. Mais elles étaient en réalité préparées à l'avance, et avaient même été dévoilées en partie trois jours plus tôt à la radio par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Source et suite

 

 
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