| Le jour où France Inter a viré ses bouffons en direct |
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| Honteux !!! - HONTEUX !!!!! | |
| Vendredi, 25 Juin 2010 05:01 | |
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(...) En quelques phrases, et en motivant sans fausse pudeur sa décision par les avanies personnelles qu'il a subies, Hees clôt un feuilleton qui a agité le landernau médiatique pendant plusieurs mois. En février 2009, l'humoriste avait dépeint Dominique Strauss-Kahn en obsédé sexuel, puis, le lendemain, décrit Martine Aubry comme “un petit pot à tabac". En mars dernier, il avait fait scandale en qualifiant Eric Besson de "taupe du FN", aux "yeux de fouine", ce qui avait poussé Hees à s'excuser auprès du ministre de l'Immigration. Excuses que n'avait pas appréciées Guillon, lancé depuis le début de l'année dans une guérilla contre Val et Hees, nommés, rappelait-il à longueur de chroniques, par Nicolas Sarkozy. Le 11 janvier, après que Val avait déclaré que "l'actionnaire" n'était "pas très bien traité" sur France Inter, Guillon s'était déchaîné, pour ne plus s'arrêter, jusqu'au coup de sifflet final. L'offensive de Guillon a-t-elle un sous-texte financier ? Sur le Point.fr, Emmanuel Berretta fait remonter la brouille au mois de juin 2009, où Guillon aurait réclamé, sans l'obtenir, d'être embauché à plein temps sur la station : "Selon Hees, Guillon ne se plaisait plus sur Canal+ en dépit d'un rond de serviette tout à fait appréciable (9.000 euros par semaine chez Thierry Ardisson). En effet, sur la chaîne cryptée, l'émission est enregistrée, ce qui permet à Canal+ d'exercer un contrôle éditorial. (...) L'affaire aurait pu se conclure si Guillon n'avait exigé que Radio France compense son manque à gagner. France Inter ne peut se permettre des cachets aussi élevés..." Le patron de Guillon avait déjà fait passer un premier message dans le Monde, le 1er avril, en se demandant dans une tribune pourquoi il n'aurait "pas le droit de ne pas rire aux injonctions d'un membre du personnel" et rappelé que nul ne pouvait s'assurer "un droit inaliénable de propriété d'un bien public", même en "s'autoproclamant génial et intouchable". Cette fois, le président de Radio France est passé à l'acte, y compris sans craindre de désavouer Philippe Val, qu'il a lui-même nommé. Val avait en effet annoncé la semaine précédente dans Télé Loisirs que son intention n'était pas de se "débarrasser de lui (Guillon, NDR) - mais dans une tranche matinale vouée à l’information, il n’est pas utile de sortir son nez de clown". En clair, Val songeait à déplacer Guillon dans la grille, mais en lui laissant un espace. Hees en a décidé autrement, et l'a signifié dans l'interview du Monde, effectuée dans la soirée de mardi, a indiqué à @si son auteur, Daniel Psenny. Et pourquoi avoir attendu que Guillon ait fait sa chronique pour la mettre en ligne ? "Ce n'est pas une demande de Jean-Luc Hees, mais une décision du Monde, assure-t-il. Je ne savais pas ce qu'il y aurait dans la chronique, et j'estime qu'il était normal de laisser l'annonce se faire sur France Inter d'abord." Au passage dans cette interview, Hees tacle gentiment Val : "Il y a parfois eu des maladresses. Qui n'en commet pas ? Mais, dans un an, M. Val n'agira pas de la même façon. Il a atterri dans une grosse structure. Mon erreur a été de le laisser y aller seul. Depuis quelques semaines, il travaille avec Laurence Bloch, qui connaît parfaitement la maison. Il ne s'agit pas d'un recadrage, mais d'un renforcement." Source et suite
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La fin du feuilleton a été brutale. Et expéditive. Après des mois d'affrontement et d'escarmouches plus ou moins vives avec Stéphane Guillon et Didier Porte, la direction de France Inter a fait le ménage en une demi-journée. En l'espace de cinq heures ce mercredi 23 juin, les auditeurs de France Inter ont appris qu'à la rentrée, ils ne retrouveraient plus Guillon et Porte à 7h55. Mais aussi que la case d'humour était supprimée de la matinale, et que Didier Porte était viré du Fou du roi, contre l'avis de son animateur et producteur Stéphane Bern.