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Le Front national retrouve son pouvoir de nuisance PDF Imprimer E-mail
Honteux !!! - HONTEUX !!!!!
Lundi, 15 Mars 2010 06:10

votesJean-Marie Le Pen peut se targuer d'avoir réussi son dernier tour de piste à la tête du Front national. Non seulement le leader d'extrême droite est avec 20 % des voix en possibilité de se maintenir au second tour en Provence-Alpes - Côte d'Azur, mais son parti a fait mieux que relever la tête : avec 11,7 % des voix, il a nettement dépassé la barre des 10 % au niveau national. C'est certes moins bien qu'aux précédentes élections régionales (14,70 %) mais c'est assez pour montrer que le FN n'est « pas mort », comme l'avait affirmé Nicolas Sarkozy après 2007.

« Nous sommes toujours une force nationale, probablement de plus en plus grande », a claironné Jean-Marie Le Pen. Aux élections européennes, son parti n'avait pas dépassé 6,34 %. A la présidentielle, lui avait obtenu 10,44 % des suffrages.

Une revanche sur l'UMP

Ce résultat lui redonne un incontestable pouvoir de nuisance, même s'il est sans commune mesure avec celui qu'il avait eu en 2004. A l'époque, ses candidats avaient pu se maintenir dans 17 circonscriptions de métropole sur 22, faisant perdre la droite dans dix d'entre elles. Hier soir, il semblait en mesure d'imposer à la majorité des triangulaires dans une douzaine de régions . Outre la région Paca, le parti a notamment dépassé la barre des 10 % en Picardie, Franche-Comté, Haute-Normandie et Champagne-Ardenne, dans le Languedoc-Roussillon et dans le Centre.  Avec près de 20 % des suffrages, Marine Le Pen se paie même le luxe de talonner la secrétaire d'Etat Valérie Létard dans le Nord - Pas-de-Calais. Dans son fief d'Hénin-Beaumont, commune du Pas-de-Calais qu'elle avait failli ravir à la gauche en 2009, la fille de Jean-Marie Le Pen frôle les 40 %. Bruno Gollnisch, son rival dans la course à la tête du parti (un congrès est prévu fin 2010 ou début 2011), réalise lui aussi une performance, avec 14 % des voix dans la région Rhône-Alpes.

L'extrême droite est donc cette fois parvenue à récupérer une partie de l'électorat populaire que lui avait ravi Nicolas Sarkozy en 2007. Il est vrai que le climat général lui était plutôt favorable : crise économique et sociale, débat sur l'identité nationale, polémiques sur la burqa et, dans la dernière ligne droite, tentatives de l'UMP de mettre la sécurité sur le devant de la scène. Le tout sur fond d'impopularité du chef de l'Etat et d'une tendance au vote sanction à l'occasion des élections intermédiaires. Pendant toute la campagne, Jean-Marie Le Pen et ses troupes ont appelé à « lancer un signal au gouvernement » et à Nicolas Sarkozy, qualifié de « roi de l'enfumage » et accusé de ne pas avoir tenu ses promesses. « Pour défendre l'identité nationale, la sécurité, il n'y a que le Front national », proclamaient les tracts électoraux du parti. Source et suite

 
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