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Espagne : Battue, elle est tétraplégique. Lui a une peine réduite PDF Imprimer E-mail
Honteux !!! - HONTEUX !!!!!
Mercredi, 03 Février 2010 06:17

femme battueIl a attendu l'aube pour pénétrer dans l'appartement de son ex-femme, violant ainsi le périmètre de sécurité qui lui avait été imposé par la justice, avant de la battre avec une telle violence qu'elle est aujourd'hui tétraplégique. Mais il ne l'aurait pas surprise alors qu'elle était « sans défense », selon le tribunal suprême espagnol qui vient de réduire sa peine.

Considéré en France comme un modèle à suivre dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l'Espagne s'émeut cette semaine devant deux verdicts de la cour de dernière instance du pays, qui réduisent les condamnations prononcées à l'encontre de cet agresseur ainsi que de deux autres hommes accusés d'avoir violé une jeune femme en 2004.

« Je dois la tuer pour tout ce qu'elle nous a fait »

La première affaire s'est déroulée en juin 2006. La victime, appelée María Antonia selon le quotidien El País, avait décidé de mettre fin à son mariage près d'un an plus tôt. Son époux depuis 1989 et père de ses deux enfants avait alors commencé à la menacer de mort.

Alertée, la justice lui a interdit de s'approcher de son ex-femme, mais il est malgré tout entré dans l'ancien domicile conjugal une première fois, fin 2005, pour la battre très violemment, « ne cessant que devant les pleurs et les suppliques de ses deux enfants », selon le rapport de justice du tribunal de Madrid.

Quelques mois plus tard, il attend l'aube pour se glisser dans l'appartement avec ses anciennes clefs, après avoir réussi à forcer le verrou de sécurité.

Ce sont les cris du père, « Je dois la tuer pour tout ce qu'elle nous a fait », qui alertent cette fois les deux enfants. Ils se retrouvent face à leur mère, au sol, battue par son ex-mari qui tient un couteau à la main, pris auparavant dans la cuisine, toujours selon le dossier, et qui tente de l'étouffer.

Elle n'a peut-être pas été surprise par son agresseur

D'abord laissée pour morte, elle est aujourd'hui tétraplégique et « aura besoin pour le restant de ses jours de l'assistance d'une tiers personne pour les activités les plus élémentaires de la vie quotidienne », selon le rapport juridique cité par le quotidien Público.

Condamné en première instance à vingt-et-un ans et dix mois de prison par le tribunal de Madrid, l'agresseur vient de voir sa peine abaissée à seize ans et dix mois par le tribunal suprême. Son jugement est sans appel.

Selon ses magistrats, la volonté de l'agresseur de surprendre sa victime alors qu'elle ne peut pas se défendre, de la « prendre en traître », selon une précision du code pénal espagnol, n'est pas prouvée. Un détail qui aurait fait basculer l'homicide volontaire vers l'assassinat.

L'agresseur a en effet affirmé qu'une dispute avait précédée les coups, et le tribunal estime qu'il n'a pas été prouvé que la victime dormait avant l'attaque.

L'avocate de la victime dénonce, elle, une « aberration juridique » dans les pages du quotidien El País, puisque « d'après les propos même de l'agresseur, on peut déduire qu'elle ne pouvait pas se défendre. » Le tribunal de Madrid avaient lui jugé « incohérents » les propos de l'agresseur. Source et suite

 
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