| Le pillage des terres d'Afrique a commencé |
|
|
|
| Honteux !!! - HONTEUX !!!!! | |
| Mercredi, 30 Décembre 2009 06:18 | |
L’Europe étant saturée et 95% des terres d’Asie étant déjà mises en exploitation, c’est vers l’Amérique latine et surtout vers l’Afrique que se dirigent désormais les acheteurs potentiels. La perception générale est qu’au sud du Sahara, les terres sont abondantes et encore largement inexploitées, que le climat est favorable, la main d’œuvre bon marché et surtout que le prix des terres disponibles demeure exceptionnellement bas. Au cours des trois dernières années, entre 15 et 20 millions d’hectares, soit l’équivalent de toutes les terres cultivables en France, ont été soumis à des transactions foncières et la FAO considère que d’ici 2030, une superficie totale équivalent à une fois la France ou un tiers de l’Inde aura changé de mains…C’est à Madagascar que le phénomène des achats de terres a soudain défrayé la chronique. Début 2009 il est apparu que la société sud coréenne Daewoo avait acquis, pour une durée de 99 ans, des terres couvrant une superficie de 1,3 millions d’hectares. Cette transaction heurta vivement une opinion publique jusque là assez passive, parce que parmi les terres mises en vente, se trouvaient des zones affectées à la sépulture des ancêtres ! Les manifestations prirent rapidement un tour politique, menant finalement à la chute du président Marc Ravalomanana, qui fut remplacé par Andry Rajoelin. Ce dernier, dès sa prise de pouvoir, annula l’accord signé avec Daewoo. Le nouveau chef de l’Etat biffa également une autre transaction, qui portait sur la cession de 450.000 hectares à la société indienne Varun International. Cette dernière avait l’intention de produire à Madagascar du riz destiné à la consommation intérieure en Inde. Sur le continent, le Soudan est l’un des pays les plus visés par les achats de terre : la Corée du Sud y a acheté 690.000 hectares afin d’y cultiver du blé, les Emirats arabes unis ont investi sur une superficie de 378.000 hectares afin de produire du maïs, de l’alfafa, des pommes de terre et des haricots. Selon certains observateurs, cette compétition pour les terres soudanaises serait l’une des causes de la guerre du Darfour, où la population a été expulsée de ses territoires traditionnels, obligée de vivre dans des camps de réfugiés tandis que les terres abandonnées ont été investies par d’autres occupants… Considéré comme un grenier à blé potentiel pour les pays du Golfe, le Soudan est aussi le troisième partenaire commercial de la Chine, avec un volume de transactions commerciales s’élevant à 8,8 milliards de dollars. Mais la Chine ne se contente pas d’exploiter les champs pétroliers : au cours d’un forum sino-soudanais pour la coopération agricole qui s’est tenu à Khartoum en juin dernier, les deux pays ont décidé d’intensifier leur coopération agricole et la Chine s’est engagée à apporter au Soudan des capitaux, des systèmes d’irrigation, des routes, de la technologie. Parmi les pays les plus désireux d’acquérir des terres agricoles en Afrique figurent les pays du Golfe. L’Arabie Saoudite a acheté 500.000 hectares en Tanzanie ; au Kenya, le Qatar veut exploiter 40.000 hectares de terres dans la vallée de la rivière Tana en échange de la construction d’un port en eau profonde sur l’île voisine de Lamu. L’Inde et la Chine, des pays surpeuplés et en pleine expansion, lorgnent également vers les terres disponibles sur le continent noir : en Ethiopie, des entreprises indiennes ont investi 1,5 milliards de dollars dans des projets agricoles afin de pouvoir nourrir leur propre population ainsi que des animaux. En Zambie, la Chine négocie l’accès à deux millions d’hectares pour y cultiver du jatropha (une plante utilisée dans la production de bio carburants) tandis que Dubai souhaite produire dans ce pays du riz et du blé. Source et suite |
|
Identifiez-vous
Nos sources
Les plus lus
- +30% de femmes battues : réagissons
- Une lesbienne partage avec sa compagne l'autorité parentale
- Dossier Tchernobyl : La catastrophe nucléaire.
- Jean Sarkozy est un «fils de» comme un autre
- Une figure de la mode pour la sécurité routière
- Laure Manaudou à poil !
- Bavure : Patrick Mohr, un citoyen arrêté parce que citoyen !!!
- Manifestation en Iran: les vidéos choc se multiplient sur le Net
- Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à Eurodisney : La vraie photo !
- Coca chez les nazis :Un bon exemple de "pragmatisme économique"
Les derniers articles
- Mouton noir change d'interface
- DETTE - Le gouvernement dépouille la la Sécurité sociale.
- Où est passée la réforme des retraites des parlementaires ?
- Agressée pour avoir porté le niqab
- Prisons : «Nous devons être à 150 suicides depuis le début de l'année»
- Nouvelle émeute de sans-papiers à Cagliari, en Italie
- Un candidat républicain se déguise en SS
- Sarkozy prêt à réformer l'ISF avant 2012
- La préfecture expulse une maman kosovare… sans son fils
- L'épouse de Liu Xiaobo confirme être assignée à résidence



L’Europe étant saturée et 95% des terres d’Asie étant déjà mises en exploitation, c’est vers l’Amérique latine et surtout vers l’Afrique que se dirigent désormais les acheteurs potentiels. La perception générale est qu’au sud du Sahara, les terres sont abondantes et encore largement inexploitées, que le climat est favorable, la main d’œuvre bon marché et surtout que le prix des terres disponibles demeure exceptionnellement bas. Au cours des trois dernières années, entre 15 et 20 millions d’hectares, soit l’équivalent de toutes les terres cultivables en France, ont été soumis à des transactions foncières et la FAO considère que d’ici 2030, une superficie totale équivalent à une fois la France ou un tiers de l’Inde aura changé de mains…