| Un policier livre une nouvelle charge contre un fichier controversé |
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| Hacktivisme et désobéissance - Resistance | |
| Mercredi, 01 Septembre 2010 10:37 | |
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Dès l'ouverture d'une enquête pénale, les informations relatives aux personnes mises en cause et aux victimes sont intégrées dans ce fichier. Les fonctionnaires de police habilités peuvent le consulter au moyen d'un mot de passe, ce qui donne lieu à "plus de 20 millions" de consultations par an, selon la Cnil. Pichon et Ocqueteau affirment qu'il s'agit là d'un "casier judiciaire parallèle qui défie les lois et les valeurs de notre République", une "monstruosité policière gérée par des moyens juridiques courtelinesques". Le Stic, font-ils valoir, est une "bombe à retardement liberticide" et "une mémoire policière sale", qui est le titre de leur ouvrage. Ils fournissent à cet égard des exemples : le policier qui le consulte et le modifie à la demande d'un élu, l'autre par curiosité ou pour monnayer les informations qu'il contient. En 2008, Pichon avait, dans un "geste citoyen", soutient-il, divulgué publiquement les fiches Stic de Jamel Debbouze et Johnny Hallyday. Résultat : une garde à vue à la "police des polices", qu'il narre dans le détail critiquant les méthodes de ses collègues et les conditions humiliantes de celle-ci, puis une mise en examen. En conseil de discipline, il a ensuite été mis à la retraite d'office, mesure suspendue par un tribunal administratif. Il n'a pas été réintégré dans ses fonctions. "Je ne suis pas un révolutionnaire, indique M. Pichon à l'AFP, mais je revendique et assume mon geste citoyen car le policier est garant de l'Etat de Droit". Source et suite |
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Dans un livre à paraître jeudi aux Editions Jean-Claude Gawsewitch, l'auteur, le commandant de police Philippe Pichon, s'est adjoint le concours d'un sociologue du Centre national de la recherche scientifique, Frédéric Ocqueteau, afin de fustiger, exemples à l'appui, ce fichier existant depuis 2001. Au 1er décembre 2008, le Stic renfermait plus de 36 millions de procédures concernant 5 millions et demi de personnes mises en cause et 28 millions de victimes, selon des données de la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés (Cnil) qui en a également dénoncé l'usage à plusieurs reprises.