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L’insurrection… qui ne vient pas PDF Imprimer E-mail
Hacktivisme et désobéissance - Resistance
Lundi, 19 Juillet 2010 05:20

revolutionDans une tribune intitulée «Pourquoi la révolution n’est pas près d’arriver », Elie Arié répondait aux Mariannautes qui, outrés par l’affaire Woerth-Bettencourt, sonnés par la politique de rigueur enclenchée par le gouvernement et, globalement écoeurés par ce qu'ils considèrent comme le comportement de la classe politique dans son ensemble, estiment que tous les ingrédients sont désormais réunis pour que le peuple déclenche sa révolution. Pour Arié en effet, il manque l’essentiel : des gens qui savent ce qu’ils veulent mettre à la place du système qu’ils renversent.

Cette prise de position particulièrement polémique a bien évidemment inspiré les Mariannautes : plus de 160 commentaires !

(...) Pour beaucoup d’entre vous, cependant, une révolution ne peut être que mue par des intérêts individuels, à commencer par les finances personnelles de chacun. Ainsi le Français est-il vu comme un révolutionnaire vénal qui ne descendra dans la rue que si on le frappe au porte-monnaie.

« Si les finances des citoyens sont touchées, oui il y aura cette révolution» explique Karine M. qui considère qu’il n’y a « que ça qui puisse provoquer la colère des français... Si ce gouvernement ne touche pas aux finances des Français..., pas de révolution en France !!! »
De même, pour Causabon, « Le salut viendra de la petite bourgeoisie et non du peuple, le bras armé de la révolution n'a hélas jamais eu droit de cité dans la salle du trône, même quand il en a défoncé les portes. 
C'est cette seconde bourgeoisie qui n'appartient pas à la première, financière et hyper-capitaliste (aux capitaux immenses et aux flux illimités dans le temps et l'espace) qui réagira quand elle aura perdu ce qu'elle possédait jadis. La Grande bourgeoisie sait se satisfaire du système , quand il le contrarie elle utilise ses faiblesses pour obtenir ce qu'elle souhaite. 
En 2007, cette dernière a identifié l'Etat comme responsable et a soutenu immodérément Sarkozy, l'affaire Woerth-Bettencourt résume tout cela de façon éclatante ! 
On nous répète depuis tout petit que le peuple fait la révolution quand il manque de pain. Peut-être était-ce vrai avant mais en France on ne crève plus de faim depuis un bail (on crève d'autres manques)... 
J'avais lu que les gens les plus incontrôlables, prêts à renverser des montagnes pour atteindre leurs objectifs n'étaient pas ceux qui manquent de tout mais ceux dont l'abondance n'est plus satisfaite, comme pour les drogués. Le peuple ne crevant pas de faim et n'ayant jamais jouit d'abondance, je regarderai du côté de la petite bourgeoisie dont le confort risque d'être entamé par la prolongation de la crise. » Source et suite

 

 
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