| Le cas Liu Xiaobo |
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| Hacktivisme et désobéissance - Resistance | |
| Lundi, 15 Février 2010 07:08 | |
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En Chine, en 2008, près de 300 intellectuels cosignent ce texte dense et détaillé, puis le manifeste se répand sur Internet. Cette démarche rappelle Vaclav Havel et la charte 77 que le régime tchécoslovaque d'il y a plus de trente ans n'avait pas réussi à étouffer. Les autorités ont vite repoussé cette charte et arrêté Liu Xiaobo en décembre 2008 pour « agitation visant à la subversion contre l'Etat ». Un an plus tard, il est condamné à onze ans de prison. Puisque la loi le permet, il fait appel. (...) 9 heures, le 11 février. Les abords du tribunal populaire supérieur de Pékin sont bouclés. Des hommes en uniformes patrouillent dans les rues alentours, d'autres sont entassés dans les lourds véhicules de police qui encerclent le bâtiment. Quelques quatre-vingt journalistes et preneurs d'images - Européens, Américains, Japonais ou Chinois de Hongkong - sont venus dans l'espoir d'avoir des précisions sur le déroulement de l'instance. Ils sont dirigés vers les grilles fermées de l'entrée sud du tribunal, non loin du bruyant deuxième périphérique. Ils doivent montrer leur carte de presse puis prendre place dans un espace «briefing area» délimité par des cordons jaunes et noirs. Là, chacun est ostensiblement filmé et photographié par des policiers. L'un d'entre eux - souriant et d'habitude affecté au service des visas de presse - entame avec les journalistes qu'il connait une discussion sur la fraîcheur de la température. Louable effort de relations publiques, tandis qu'un peu plus loin, un officier recommande à ses hommes polyglottes de noter et pas seulement d'écouter ce que se disent tous ces étrangers. Une trentaine de diplomates de pays d'Europe, des Etats-Unis et du Canada sont également présents. Autorisés à entrer dans le tribunal par la porte ouest, ils doivent rester dans le hall. A l'audience ne se trouvent que les magistrats avec en face d'eux les avocats, des membres de la famille de l'accusé dont Liu Xia, sa femme, et des fonctionnaires du ministère de la Justice venus contrôler la bonne tenue des «débats». Source et suite
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