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Vote de rue contre la privatisation de La Poste PDF Imprimer E-mail
Hacktivisme et désobéissance - désobéissance civique
Lundi, 05 Octobre 2009 05:06

la posteLa votation citoyenne s’est achevée samedi, remportant un large succès. Le maire du IIème arrondissement de Paris, en pointe sur le sujet, nous avait donné les raisons de cet "acte de désobéissance civique". Toute la semaine - avec un point d’orgue samedi 3 octobre - les citoyens étaient invités à se prononcer sur le changement de statut de la Poste à l’appel du comité national contre la privatisation, regroupant des syndicats -à l’exception notable de la CFDT- des partis de gauche, du PS au NPA, ainsi que des associations. Sans validité juridique, « ce scrutin est une caisse de résonance pour nous faire entendre. Alors que nous savons que les Français sont contre cette privatisation », expliquait Jean-Michel Isabelle, coordinateur parisien du comité.

Des milliers de bureaux de vote plus ou moins improvisés sur des marchés, dans la rue, ont été mis en place sur tout le territoire. Certaines mairies, de gauche, avaient aussi installé une urne dans leur hall d’entrée.

Bakchich avait rencontré mercredi Jacques Boutault, maire Vert du IIème arrondissement de Paris, en pointe sur le sujet.

- Votre mairie va centraliser les résultats au niveau national de cette « votation citoyenne », n’aurait-il pas été plus logique que cela se passe à l’Hôtel de ville de Paris ?

- Disons que Bertrand Delanoë a été assez long à se décider à mettre en place une votation citoyenne. Il a été un peu hésitant sur ce dossier et n’a pas fait grand-chose pour concrétiser son engagement. Il n’a, par exemple, jamais prêté de salle pour le comité de lutte contre la privatisation que nous avons donc accueilli ici et a beaucoup tergiversé avant de finalement installer une urne place de l’Hôtel de ville. Or pour nous, il fallait apporter rapidement une réponse au refus du gouvernement d’organiser un référendum sur le statut de la poste. Le projet de loi a été présenté courant septembre et sera présenté en urgence au Sénat mi octobre puis à l’Assemblée nationale.

- Qu’attendez-vous de ce vote qui n’a pas de valeur juridique ?

- Compte tenu du refus du gouvernement d’organiser un référendum, il s’agit, même pour des mairies comme la nôtre, d’un acte de désobéissance civique. On a d’ailleurs vu des préfets tenter de décourager les maires en leur rappelant, par courrier, qu’ils n’avaient pas à mettre en place un tel scrutin dans leur mairie. Cela a eu un certain écho notamment chez ceux de la majorité qui sont en relation avec le préfet quotidiennement. Pour le reste, nous ne nous faisons peu d’illusion. Mais nous espérons par ce vote peser sur le débat parlementaire. Source et suite

 
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