| Hackers : Les nouvelles tribus du Net |
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| Hacktivisme et désobéissance - désobéissance civique | |
| Vendredi, 10 Juillet 2009 04:35 | |
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Les fenêtres de l'entresol sont éclairées en permanence, car le Metalab, principal "hacker space" de la capitale autrichienne, est ouvert nuit et jour. Dès l'entrée de ce club d'informaticiens libertaires, le ton est donné : la cabine téléphonique a une allure très ordinaire, mais elle permet de téléphoner gratuitement dans le monde entier, car elle est connectée à un serveur informatique qui transmet les communications via Internet. Créé en 2006, le Metalab compte aujourd'hui une centaine de membres, qui paient une cotisation de 40 euros par mois pour couvrir le loyer et les frais techniques. Depuis mai 2009, il est dirigé par Christian Benke, un informaticien de 28 ans, élu par ses pairs pour un an : "J'ai peu de pouvoirs, explique-t-il en souriant, juste des responsabilités comptables et juridiques. Ici, chacun fait ce qu'il veut." La pièce principale, décorée par des jeux de lumières pilotés par Internet, sert de salle de travail collective et de salle de conférences lorsqu'un expert extérieur vient faire un exposé. Ce soir, un Anglais vivant à Fontainebleau, qui est venu de France à vélo, explique un vaste projet d'unification et de sécurisation de tous les réseaux sociaux existant sur le Net. Dans un coin, Mika, consultant en sécurité informatique, est venu aider un jeune hacker à déverrouiller un iPhone pour y installer des logiciels non homologués par Apple : téléphonie gratuite via Internet pour court-circuiter l'opérateur GSM, et cryptage des conversations pour empêcher toute interception. Au fond du couloir, la petite bibliothèque est occupée par deux étudiants très bruyants, qui fabriquent un jeu de guerre pour mobiles. Le Metalab possède aussi un studio de musique électronique et une salle de jeux d'arcade : la console a été entièrement construite ici, et tous les jeux ont été téléchargés gratuitement. Une autre grande salle abrite l'atelier, plein à craquer : établis, caisses à outils, pièces détachées en vrac, ordinateurs éventrés... Ici, les hackers viennent construire leurs propres machines électroniques. Astera, reconnaissable de loin grâce à sa chevelure multicolore, ses piercings et ses neuf tatouages, a entrepris de loger à l'intérieur d'un mannequin en celluloïd un serveur musical à commande vocale. Plus loin, Marius, un costaud tout habillé de noir, assemble une "imprimante 3D", un appareil encombrant servant à fabriquer des objets à partir de fils de plastique en fusion. Marius est un adepte du mouvement "RepRap" (replicating rapid prototyper), initié en Grande-Bretagne et à New York : "Notre but ultime est de concevoir une machine capable de s'autoreproduire intégralement." A court terme, les RepRaps veulent donner au grand public le moyen de fabriquer toutes sortes d'objets en plastique de façon artisanale, brisant ainsi le monopole de la grande industrie. En plus de leurs projets ultrabranchés, les jeunes hackers maintiennent la grande tradition établie par leurs aînés. Ils recherchent inlassablement des failles de sécurité dans les logiciels et serveurs Internet, et publient leurs découvertes pour obliger les fabricants à y remédier. Par ailleurs, ils participent à la création de systèmes permettant d'utiliser Internet tout en restant anonymes ou invisibles. Leur objectif est de préserver la liberté d'expression, et de protéger les internautes contre les escrocs du Net, mais aussi contre les entreprises de marketing et certains services de police, qui surveillent le réseau et moissonnent des masses de données personnelles. Ils restent fidèles à la philosophie de base du mouvement : travail en équipes, partage des connaissances, logiciels libres et ouverts. Beaucoup mènent une double vie, informaticiens le jour dans une entreprise, hackers-militants la nuit et le week-end. Certains ont déjà créé leur start-up : pour eux, le statut d'entrepreneur privé n'est pas en contradiction avec celui de hacker-militant, au contraire, puisqu'il les rend indépendants. Le Metalab est aussi devenu le point d'ancrage de plusieurs groupes techno-politiques, qui ne possèdent pas leurs propres locaux. C'est ici que se réunissent chaque semaine les militants de l'association FunkFeuer ("balise"), qui ont entrepris de construire dans le centre de Vienne un méga-réseau Wi-Fi, gratuit, crypté et autogéré. Des lieux semblables au Metalab apparaissent sur tous les continents. Jusqu'au début des années 2000, les hackers étaient des loups solitaires, qui communiquaient par Internet et se rencontraient de temps à autre, lors de conférences et de festivals. Les clubs possédant leurs propres locaux étaient rares, concentrés dans quelques villes universitaires aux Etats-Unis et en Allemagne, avec le célèbre Chaos Computer Club. Mais la nouvelle génération, plus conviviale, a redécouvert le plaisir de vivre en tribu, et de travailler ensemble autour d'une même table. Les fondateurs du Metalab ont ouvert un site Internet, baptisé Hackerspaces.org, qui s'est imposé comme le point de rendez-vous virtuel du mouvement à l'échelle mondiale.
Un des projets des hackers français : La loi Hadopi, qui instaure un système de surveillance et de répression des internautes téléchargeant des fichiers audio et vidéo illicites, est bien sûr l'ennemie numéro un des hackers. N., qui a travaillé quelque temps chez un fabricant de routeurs, a écrit avec quelques amis un programme capable de transformer un PC équipé d'un boîtier Wi-Fi ordinaire en arme offensive : "Il repère les réseaux Wi-Fi du voisinage, puis se met à craquer tous leurs mots de passe. Dès que nous avons les clés, nous pouvons créer un point d'accès virtuel", c'est-à-dire utiliser la connexion Internet du voisin à son insu. Pour éviter d'être repéré, le routeur de N. diffuse de façon aléatoire des adresses-machine fictives. Si un routeur "conquis" change de mot de passe, le système bascule automatiquement sur un autre signal Wi-Fi du voisinage - et commence aussitôt à attaquer le nouveau mot de passe. Le "routeur Hadopi" permet aussi de surveiller ce que font les utilisateurs des réseaux "craqués", mais V., qui a travaillé sur le projet avec N., nie toute intention malfaisante : "Nous voulons seulement publier notre logiciel, et faire comprendre à tout le monde que les données techniques utilisées par l'Hadopi pour accuser les gens ne seront pas fiables. Grâce à nous, les juges ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant." N. imagine déjà une stratégie plus ambitieuse : distribuer des dizaines de routeurs modifiés dans un quartier, et créer un miniréseau invisible, superposé aux réseaux existants. Le nouveau mouvement hacker français, qui avait pris du retard sur ses voisins européens, est en plein essor. Source et suite
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Les fenêtres de l'entresol sont éclairées en permanence, car le Metalab, principal "hacker space" de la capitale autrichienne, est ouvert nuit et jour. (...)
Un wifi protégé par cryptage WPA-TKIP ne peut être attaqué que par force brute.
Le mot de passe servant de clé est une chaine de 8 à 51 caractères alphanumérique.
Craquer un passe alphanumérique de 8 caractères alphanumériques à raison de 500 000 combinaisons par secondes prendrait... 15 ans.
Bref, ce que vous écrivez est à peu près de la science-fiction.
Revenons en à nos moutons.
Moi je suis pas un casseur de codes et mon bagage là dedans est largement insuffisant. Malgré cela, il me semble que rien n'est impossible. Peut-être qu'ils ont un solution pour ne pas passer par la clé, ou que leur modems peut faire plus de 500 000 combinaisons par secondes (ca c'est pas de la sf, c'est possible)... Il me semble que dans le monde des réseaux bien plus sécurisés que nos modems personnels ont étés violés. Donc le mot impossible n'est peut être pas adéquat. Ou il faut l'accompagner de "pour l'instant"...
Comme je l'ai dit, je n'ai pas les compétences en ce domaine. Mais il me semble que justement c'est le genre de défi qu'aiment relever les Hackers.