| Nous dirigeons-nous vers une nouvelle crise alimentaire globale ? |
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| Economie - Projections et explications | |
| Mardi, 23 Mars 2010 06:08 | |
De longues périodes de sécheresse dans certaines régions d’Afrique et des pluies imprévisibles en Asie ont semé l’incertitude concernant le rendement des cultures de 2010 dans les pays les plus pauvres du monde. Les prix des aliments dans la plupart des pays en développement ont baissé depuis la crise de 2008, mais sont quand même plus élevés qu’en 2007. Il faudrait « deux mauvaises années consécutives » pour que la crise alimentaire et énergétique de 2008 se reproduise, a dit Abdolreza Abbassian, économiste et secrétaire du Groupe intergouvernemental sur les céréales du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Contrairement à la situation de 2008, les réserves mondiales de céréales sont actuellement suffisantes.
Mais « de nombreux facteurs [entrent] en jeu » concernant les prix des aliments. « En fait, nous prévoyons que les prix restent fermes, même à moyen terme (pendant les 10 prochaines années), même s’ils ne dépasseront peut-être pas les niveaux dont nous avons été témoins en 2008 », a commenté M. Abbassian. Il s’agit toujours de ce que l’offre adéquate réponde à une demande grandissante, et l’offre de céréales pour l’alimentation est en déclin. La réduction progressive des subventions et du soutien aux plus grands producteurs mondiaux, dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) - notamment les États-Unis et l’Union européenne - a eu pour conséquence une diminution des excédents. « D’un autre côté, la croissance de la population et la prospérité économique accentuent la demande - comme en Asie, et plus particulièrement en Chine et en Inde. Nous nous dirigeons donc vers une situation où l’augmentation de l’offre pourrait ralentir, tandis que la demande continuera à croître - parfois même plus vite que par le passé », a dit M. Abbassian. Selon un article de l’OCDE, les prix des aliments vont recommencer à augmenter, « (quoique pas aussi haut qu’en 2008) une fois que les pays sortiront de la récession, car les facteurs structurels de l’offre et de la demande sont toujours très présents... la demande augmentant plus vite que l’offre. Les prix des aliments ne devraient donc plus être perçus comme un “choc” ou une “crise” à court terme, mais plutôt comme un problème structurel à plus long terme ». Source et suite |
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De longues périodes de sécheresse dans certaines régions d’Afrique et des pluies imprévisibles en Asie ont semé l’incertitude concernant le rendement des cultures de 2010 dans les pays les plus pauvres du monde. Les prix des aliments dans la plupart des pays en développement ont baissé depuis la crise de 2008, mais sont quand même plus élevés qu’en 2007. Il faudrait « deux mauvaises années consécutives » pour que la crise alimentaire et énergétique de 2008 se reproduise, a dit Abdolreza Abbassian, économiste et secrétaire du Groupe intergouvernemental sur les céréales du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Contrairement à la situation de 2008, les réserves mondiales de céréales sont actuellement suffisantes.