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L'espagne va mal, mais on ne peut le dire PDF Imprimer E-mail
Economie - Economie
Vendredi, 18 Juin 2010 05:29
espagneAlors que l'entourage du Chef de l'Etat et de son Sherpa, Jean-David Levitte craignent, en off, le pire pour l'économie espagnole, le Chef de l'Etat a voulu se montrer rassurant. "L'Espagne va mal, mais on ne peut le dire, cela mettrait tout à plat, les conséquences seraient terribles, y compris en France" s'avance une source diplomatique. Mais quoiqu'il en soit, à l'issue du sommet des chefs d'Etat à Bruxelles, le président de la République a assuré qu'il n'y avait «pas d'inquiétude» sur la santé financière de l'Espagne et qu'aucun plan d'aide n'était à l'ordre du jour.
 
«Non, non, non, non». En répétant sa réponse, Nicolas Sarkozy a tenu à affirmer avec insistance que le sort de l'Espagne n'était absolument pas un sujet d'inquiétude pour lui comme pour tous les chefs d'Etat européens, réunis ce jeudi à Bruxelles. «Non, il n'y a pas d'inquiétude. Nous faisons pleinement confiance aux autorités espagnoles. Il n'y a pas de problème», a-t-il assuré. Le président français souhaitait ainsi mettre un terme aux rumeurs laissant entendre que le pays de José Luis Rodriguez Zapatero obtiendrait bientôt une aide similaire à celle octroyée à la Grèce.

Le chef du gouvernement espagnol a également rejeté ces «rumeurs infondées» sur la fragilité du secteur financier espagnol. «Il n'y a rien de mieux que la transparence pour démontrer la solvabilité, pour donner confiance», a-t-il déclaré.

«C'est une analyse que nous sommes 27 à faire, qui est partagée par le FMI, par la Banque centrale européenne et par la Commission européenne», a répété Nicolas Sarkozy. «Je préfère faire cette réponse courte. Autrement, j'imagine déjà la réaction des marchés», s'est amusé le chef de l'Etat.


Le président a préféré s'attarder sur l'organisation et les objectifs du gouvernement économique européen pour lequel il plaide avec Angela Merkel. «Il est plus légitime que les chefs d'Etat y prennent les décisions dans la mesure où ils disposent d'une interministérialité qui leur permet de prendre des décisions en matières de compétitivité», explique-t-il alors que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, souhaite que la Commission européenne ait son mot à dire. «La Commission a un rôle éminent mais ce n'est pas elle qui est en charge de ce genre de décisions», a tranché le président de la République. Source et suite
 
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