| Les marchés sont-ils devenus fous ? |
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| Economie - Economie | |
| Lundi, 17 Mai 2010 05:34 | |
Il est extrêmement difficile de tenter une analyse de la situation actuelle des marchés en raison des courants divers qui les traversent et de la confusion que créent les évolutions récentes dans l’esprit d’investisseurs légitimement désorientés. Cela veut-il dire que les marchés sont devenus fous ? Tenter d’y voir clair est plus que jamais essentiel pour éviter de se tromper d’analyse. Les mouvements que nous avons connus la semaine dernière ont été aussi brutaux que contradictoires : la réalité est cependant plus simple. Depuis le début de l’année les investisseurs se sont montrés plus optimistes sur fond de nouvelles économiques rassurantes.
C’est leur nature même d’anticiper, mais ils peuvent se tromper sur l’ampleur et même la direction des tendances qu’ils prennent en considération pour prévoir l’évolution des taux de change, des taux d’intérêt et des résultats des entreprises qui forment les principaux paramètres des marches des changes, des obligations et des actions.Le plus bel exemple a été le sursaut du lundi 10 où les mesures décidées à Bruxelles ont surpris par leur ampleur et leur détermination. Le fait que les bourses aient ensuite baissé en Europe est le reflet d’une analyse plus sobre et, disons-le franchement, du concert particulièrement inapproprié des Etats qui avaient approuvé ces résolutions et qui dès le lendemain dans des expressions d’états d’âme déplacées ont voulu expliquer que ces facilités de 750 milliards d’euros allaient être octroyées sans surveillance budgétaire. Il n’en fallait pas plus pour démontrer la fragilité du consensus européen. (...) Notre myopie nous amène à ne pas prendre en considération la croissance substantielle des pays émergents, y compris en Europe : l’indice Eurostoxx des actions de l’Europe centrale se comporte mieux que celui d’Europe occidentale. Sans une activité solidement implantée dans les pays émergents, particulièrement la Chine et l’Inde, les entreprises européennes risquent une marginalisation rapide. Pour le moment, c’est l’Asie qui sert de support à la croissance économique américaine, alors qu’elle joue un rôle moins important en Europe. Dans ce contexte, il me parait á tout le moins prématuré d’accuser les marchés de folie ou d’irrationalité : il faut s’attendre a une période de haute volatilité due au fait que les paramètres fondamentaux qui servent a évaluer les devises, les obligations et les actions font pour le moment preuve d’une confusion réduisant la visibilité. Cela rend les investisseurs prudents, mais certainement pas inactifs ou irrationnels. Source et suite |
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Il est extrêmement difficile de tenter une analyse de la situation actuelle des marchés en raison des courants divers qui les traversent et de la confusion que créent les évolutions récentes dans l’esprit d’investisseurs légitimement désorientés. Cela veut-il dire que les marchés sont devenus fous ? Tenter d’y voir clair est plus que jamais essentiel pour éviter de se tromper d’analyse. Les mouvements que nous avons connus la semaine dernière ont été aussi brutaux que contradictoires : la réalité est cependant plus simple. Depuis le début de l’année les investisseurs se sont montrés plus optimistes sur fond de nouvelles économiques rassurantes.
C’est leur nature même d’anticiper, mais ils peuvent se tromper sur l’ampleur et même la direction des tendances qu’ils prennent en considération pour prévoir l’évolution des taux de change, des taux d’intérêt et des résultats des entreprises qui forment les principaux paramètres des marches des changes, des obligations et des actions.