| Avant la Grèce, l'Europe et le FMI ont sauvé la Lettonie... |
|
|
|
| Economie - Economie | |
| Lundi, 17 Mai 2010 05:08 | |
Petit pays balte de 2,2 millions d’habitants, la Lettonie a aujourd'hui le triste privilège d’être fréquemment désignée comme l’exemple à ne pas suivre. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, elle faisait figure de «tigre» avec ses deux voisines l’Estonie et la Lituanie, elles-aussi ex-républiques soviétiques, avant de rejoindre avec Riga l’Union européenne en 2004. Le fauve letton a connu une croissance rare -9% annuels entre 2000 et 2007 ! L’une des croissances les plus rapides au monde, accompagnée, en toute logique, d’une hausse vertigineuse des salaires, qui ont doublé entre 2005 et 2008 !
Suivit une ruée sauvage sur l’immobilier, et la consommation, qui firent exploser les prix et ont conduit à un endettement considérable –la Lettonie bat tous les records européens avec 89,3 % de prêts libellés en euros. La chute n’en fut que plus rude, courant 2008. Après les années d'euphorie, où les ménages et les entreprises ont massivement emprunté, le «tigre» balte a reçu en pleine gueule l'arrêt brutal des flux de capitaux, l'explosion de la bulle immobilière et l'effondrement du commerce mondial. Sous l'effet de ce triple choc, production, investissements, et consommation se sont effondrés, tandis que le chômage triplait en quelques mois, dépassant 18%. (...) C’est alors que les pompiers du FMI sont arrivés, avec dans leur besace, un prêt de 7,5 milliards d’euros, dont 1,7 milliards fournis par le Fonds, 3,1 milliards par l’Union européenne, 1,8 milliards par les pays nordiques, le reste par la banque mondiale, Prague, la BERD, Tallin et Varsovie. Pour obtenir ce prêt, Riga a dû adopter un plan de rigueur ultra spartiate : les fonctionnaires ont vu leurs salaires amputés de 30 %, le salaire minimum a fondu de 20 %, à 140 euros par mois, les retraites ont baissé de 10 %, les salaires des enseignants de 50 % et les dépenses de santé ont été amputées d'un tiers. Résultat : après une chute de 4% de son PIB en 2008, puis de 18% en 2009, avec une baisse de 26% des recettes budgétaires, l’ampleur de la dépression lettonne dépasse celle des Etats-Unis en 1929 ! Du coup, des dizaines de milliers de Lettons quittent le pays – sans doute les plus entreprenants, s’inquiète Jeffrey Sommers - tandis que des dizaines de milliers d’autres, privés de revenus, renoncent à avoir des enfants. Et ce n’est pas fini… Mark Griffiths, chef de la mission du FMI à Riga, juge inévitable une nouvelle cure d’austérité – équivalent à environ 7% du PIB- pour 2011-2012.. Ainsi, le pays exangue répondra aux critères de Maastricht et pourra adhérer à l’euro dès 2014, assure-t-il !Source et suite |
|
Identifiez-vous
Nos sources
Les plus lus
- +30% de femmes battues : réagissons
- Une lesbienne partage avec sa compagne l'autorité parentale
- Dossier Tchernobyl : La catastrophe nucléaire.
- Jean Sarkozy est un «fils de» comme un autre
- Une figure de la mode pour la sécurité routière
- Laure Manaudou à poil !
- Bavure : Patrick Mohr, un citoyen arrêté parce que citoyen !!!
- Manifestation en Iran: les vidéos choc se multiplient sur le Net
- Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à Eurodisney : La vraie photo !
- Coca chez les nazis :Un bon exemple de "pragmatisme économique"
Les derniers articles
- Mouton noir change d'interface
- DETTE - Le gouvernement dépouille la la Sécurité sociale.
- Où est passée la réforme des retraites des parlementaires ?
- Agressée pour avoir porté le niqab
- Prisons : «Nous devons être à 150 suicides depuis le début de l'année»
- Nouvelle émeute de sans-papiers à Cagliari, en Italie
- Un candidat républicain se déguise en SS
- Sarkozy prêt à réformer l'ISF avant 2012
- La préfecture expulse une maman kosovare… sans son fils
- L'épouse de Liu Xiaobo confirme être assignée à résidence



Petit pays balte de 2,2 millions d’habitants, la Lettonie a aujourd'hui le triste privilège d’être fréquemment désignée comme l’exemple à ne pas suivre. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, elle faisait figure de «tigre» avec ses deux voisines l’Estonie et la Lituanie, elles-aussi ex-républiques soviétiques, avant de rejoindre avec Riga l’Union européenne en 2004. Le fauve letton a connu une croissance rare -9% annuels entre 2000 et 2007 ! L’une des croissances les plus rapides au monde, accompagnée, en toute logique, d’une hausse vertigineuse des salaires, qui ont doublé entre 2005 et 2008 !
Suivit une ruée sauvage sur l’immobilier, et la consommation, qui firent exploser les prix et ont conduit à un endettement considérable –la Lettonie bat tous les records européens avec 89,3 % de prêts libellés en euros.