| Le risque de contagion pèse sur l'avenir de l'euro |
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| Economie - Economie | |
| Jeudi, 06 Mai 2010 05:26 | |
La dégradation de la situation en Grèce et les craintes concernant d’autres pays ont relancé les inquiétudes sur le devenir de la zone euro. «L’avenir de l’euro sera peut-être limité », s’interroge l’europhile prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. De son côté, l’économiste Jean-Jacques Rosa estime qu’« il est temps de reconnaître l’échec de l’euro ». La lenteur avec laquelle l’Union européenne est venue en aide à la Grèce a ravivé les inquiétudes des investisseurs sur la fiabilité économique et la capacité de remboursement des pays les plus faibles de la zone euro. L
’une des questions est de savoir si les gouvernements des pays en difficulté vont réussir à faire accepter à leurs populations les plans de rigueur destinés à regagner la confiance des marchés.L’Espagne, dont la Commission européenne a revu mercredi 5 mai à la baisse les prévisions de récession (à – 0,4 % sur 2010, au lieu de – 0,6 %), « respectera strictement » son plan de réduction des déficits publics à 3 % du PIB en 2013, contre 11,2 % actuellement, a affirmé mercredi le chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’opposition de droite, Mariano Rajoy. Les dépenses publiques seront réduites de 5 milliards d’euros dès 2010, a-t-il promis, écartant toutefois toute mesure d’austérité additionnelle, afin de ne « pas mettre en danger la reprise ». De nouvelles rumeurs sont venues raviver la «théorie des dominos» Mercredi, l’agence de notation Moody’s a annoncé qu’elle envisageait à son tour (huit jours après Standard & Poor’s) d’abaisser la note souveraine du Portugal « dans les trois mois », en raison de la « récente détérioration des finances publiques et des faibles perspectives de croissance à long terme » du pays. Le matin même, la Commission européenne avait revu à la hausse ses prévisions de déficit public à 8,5 % du PIB en 2010 (au lieu de 8 %), mais aussi celle de la croissance du PIB, désormais estimée à 0,5 % (contre 0,3 % précédemment). Les marchés n’offrent ainsi aucun répit aux pays de la zone euro, dont les dirigeants pensaient avoir réglé les problèmes en débloquant 120 milliards d’aide à la Grèce sur trois ans. De nouvelles rumeurs sur l’Espagne, le Portugal, l’Italie, voire la France, sont venues raviver la « théorie des dominos » : si le Portugal, l’Espagne, voire l’Italie, demandaient de l’aide, qui pourrait leur prêter de l’argent et prendre le risque d’un défaut de paiement ? |
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