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Après la Grèce, la France ? PDF Imprimer E-mail
Economie - Economie
Mercredi, 10 Mars 2010 06:43
FitchLa France pourrait perdre son « triple A », la note maximale dont peut bénéficier un pays, ce qui lui permet d’obtenir des conditions de financement de sa dette particulièrement favorables. C’est l’agence de notation Fitch (filiale anglo-saxonne d’un groupe français) qui a brandi aujourd’hui cette menace inattendue. (...) ». Paris n’est pas seule visée : le Royaume-Uni et l’Espagne sont, eux aussi, placés sous surveillance : « le Royaume-Uni, l'Espagne et la France en particulier (trois pays qui bénéficient chez Fitch d’un AAA assorti d’une perspective stable, NDA) doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique", a estimé Brian Coulton, l’un des responsables de l’agence.


Cette mise en garde obéit a priori à une certaine logique, vu la dégradation rapide de la dette publique française. Cela étant, elle est quelque en contradiction avec une étude d’une autre agence de notation, Moody’s, parue il y a un an, et qui plaçait la France parmi les débiteurs les plus solides de la planète (lire mon article). Si la France perd son statut de triple A, on peut sérieusement se demander qui bénéficiera encore de cette note, mis à part le Luxembourg…
Si la menace se concrétise, cela pourrait annoncer un krach mondial sur la dette souveraine, celle-ci ayant démesurément gonflé depuis 2008 à cause de la crise financière. Les marchés risquent en effet de se détourner des emprunts d’État, ce qui serait catastrophique pour la stabilité financière des pays et donc pour la croissance. Source et suite

 
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