| Le Bénin, modèle du bio africain |
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| Economie - Economie | |
| Mercredi, 06 Janvier 2010 12:16 | |
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Le gouvernement marxiste-léniniste de l’époque lui alloue un hectare de terres à Porto-Novo, la capitale. Vingt-quatre ans plus tard, Songhaï s’étend sur 17 hectares. Le centre regroupe une immense exploitation bio (agriculture, élevage et pisciculture), des sites de transformation de la production et une école. Une initiative modèle. Promu «centre d’excellence pour l’agriculture» par les Nations unies, le modèle Songhaï va être reproduit dans douze pays africains (1). Parce qu’il s’efforce de donner les moyens techniques aux paysans de renforcer leur sécurité alimentaire. Et développe un savoir-faire local qui vise à l’autonomie, évitant l’érosion des terres ou l’utilisation d’engrais. Source et suite |
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«La meilleure manière de combattre la pauvreté, c’est de rendre les pauvres producteurs.» Dans son bureau aux étagères chargées de livres, le père Godfrey Nzamujo résume son credo avec un français impeccable. Ce prêtre dominicain, d’origine nigériane et de passeport américain, est arrivé au Bénin en 1985 pour créer un modèle agricole alternatif : le Centre Songhaï. «Je voulais construire une économie durable qui convienne à l’Afrique, une économie basée sur la nature, raconte-t-il. Pour cela, il fallait amorcer de nouvelles forces, développer le capital humain et la technologie.»