| Les finances publiques européennes dans le rouge |
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| Economie - Economie | |
| Vendredi, 11 Décembre 2009 06:17 | |
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(...) C’est la première fois que l’Union européenne se retrouve dans une telle situation. En théorie, le traité de Maastricht exclut toute forme d’assistance à un Etat de la zone euro en situation de banqueroute. Dans la réalité, on voit mal comment les pays de la zone euro et la Banque centrale européenne (BCE), pourraient laisser tomber un pays défaillant sous peine de provoquer une grave crise de défiance vis-à-vis de l’euro. « Une situation difficile dans un pays membre de la zone euro est une source de préoccupation pour la zone euro dans son ensemble », a reconnu le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia. Le pacte de solidarité entre les Etats membres de l’UE impliquerait, en effet, des efforts communs pour sauver un Etat en faillite dans la zone euro. Selon bon nombre d’experts, cette aide pourrait se faire sous forme d’intervention de la Banque européenne d’investissement (BEI), d’une aide financière de l’ensemble des pays européens, ou encore de crédits bilatéraux. Reste à savoir si des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, réputés pour leur orthodoxie budgétaire accepteront de régler la note pour des Etats défaillants. Source et suite
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C’est la Grèce qui a reçu le plus fort coup de massue des agences de notation. L’évolution de la dette publique de chaque pays est, en effet, surveillée par les grandes agences mondiales de notation. Leur rôle : attribuer une note censée représenter le niveau de risque que l’on prend si on décide de prêter de l’argent à ces pays. Après Standard & Poor’s, l’agence Fitch vient de mettre en garde les investisseurs contre la dérive des comptes publics grecs en abaissant la note d’Athènes. Une annonce douloureuse dans un pays où la dette publique représente 113% du PIB, soit bien plus que le plafond de 60% fixé par les règles de Maastricht. Selon le vice-ministre des Finances Philippos Sahinidis, la dette de la Grèce se monte à « 300 milliards d’euros ».