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Espagne, Grèce, Irlande dans le rouge (foncé) PDF Imprimer E-mail
Economie - Economie
Jeudi, 10 Décembre 2009 06:12

justiceAvec des déficits publics compris entre 9 et 12% de PIB (contre 8,2% pour la France), l'Espagne, la Grèce et l'Irlande inquiètent la zone euro et doivent procéder à un sévère régime minceur. L'Espagne, la Grèce et l'Irlande mettent à mal la zone euro. Ils sont sous pression pour redresser la barre de leurs finances publiques. L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) vient d'abaisser à "négative" contre "stable" auparavant la perspective de l'Espagne, qu'elle avait déjà retiré de sa liste des pays les mieux notés en janvier en attribuant la note de "AA+" à sa dette long terme, contre "AAA" auparavant.

Perspective négative pour l'Espagne

La décision de mercredi est justifiée par "l'attente d'une croissance du PIB significativement plus basse et de déficits fiscaux persistants", a déclaré l'analyste de S&P Trevor Cullinan, cité par le communiqué, alors que la récession a plombé les comptes publics espagnols.

La perspective négative allouée par S&P est supposée refléter les risques encourus pendant les deux prochaines années "en l'absence d'actions plus décidées des autorités pour lutter contre les déséquilibres fiscaux et extérieurs", selon le communiqué.

Pour 2009, le gouvernement prévoit officiellement un déficit des comptes publics représentant 9,5% du PIB en 2009, bien au-delà des limites fixées par le pacte de stabilité européen (3% du PIB). La prévision pour 2010 est de 8,1%.

S&P relève toutefois que l'Espagne, qui jouit d'une position de départ favorable en raison d'une dette publique relativement basse (prévue à 62,5% du PIB par le gouvernement en 2010) par rapport à ses voisins européens.

La Grèce inquiète la zone euro

La situation de la Grèce est aussi jugée préoccupante. Son déficit public est estimé à 12,7% du PIB pour 2008 et sa dette estimée à quelque 113% du PIB pour la fin de l'année devrait atteindre 120% en 2010. Lundi et mardi, les agences de notation Standard and Poor's et Fitch ont successivement mis sous surveillance la note de crédit à long terme et abaissé la note de dette à long terme.

Dans une note, la banque Natixis a estimé "qu'à la différence de la Grèce (...), la situation espagnole est bien connue".

Les pays de la zone euro pressent la Grèce d'agir rapidement pour éviter un phénomène de contagion de la méfiance des investisseurs pour l'euro. La devise européenne repartait à la baisse face au dollar mercredi en fin d'échanges européens, repassant sous le seuil de 1,47 dollar pour un euro.

La Grèce s'est engagée mercredi à tout mettre en œuvre afin de restaurer la crédibilité financière du pays et regagner la confiance des marchés. " C'est la seule voie pour nous assurer que la Grèce ne perdra pas ses droits à la souveraineté", a souligné le Premier ministre Georges Papandréou, au cours d'un conseil des ministres.Source et suite

 
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