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Caisses vides et coupe pleine PDF Imprimer E-mail
Economie - Economie
Jeudi, 22 Octobre 2009 05:20

budgetLes promesses de dépenses se multiplient alors que les recettes de l’Etat ne couvrent plus que la moitié des dépenses publiques. Les spécialistes clament que l’on n’a jamais vu cela en temps de paix… La présentation du budget a relancé la rumeur de la démission programmée de François Fillon. N’ayant guère été associé à sa préparation, il a découvert l’ampleur des dégâts début septembre. Obligé d’annoncer à la presse qu’il s’agit d’un budget de reprise, à la fois axé sur les entreprises et les préoccupations écologiques, il a dû entériner une situation qui le heurte de plus en plus. Non seulement il ne compte pas pour grand chose mais en plus, le résultat lui paraît calamiteux.

Ne pas réduire davantage le déficit est une sorte de provocation vis-à-vis de nos partenaires européens. En outre, personne ne sait quel sort sera réservé au grand emprunt.

Le plan de relance devait coûter 26 milliards d’euros en 2009. Comme en 2010, 4 milliards seulement seront consacrés à la relance en question, on devait pouvoir espérer, mécaniquement, une économie de 22 milliards. Celle-ci a bien été enregistrée mais en pratique, rien de plus. Aucun effort, donc : les promesses de dépenses se multiplient alors que les recettes de l’Etat ne couvrent plus que la moitié des dépenses publiques. Les spécialistes clament que l’on n’a jamais vu cela en temps de paix…Mais à l’Elysée, on ne s’inquiète pas. D’autant moins qu’on peut se flatter de ce que les économistes qui se veulent en cour, dans leur souci inextinguible de flagornerie, en rajoutent en proclamant que nous sommes en guerre … contre la crise !!

Demain, nous serons en guerre contre la pollution, après demain contre le manque d’imagination et ainsi de suite. En revanche, il est clair que nous ne serons jamais en guerre contre la gabegie.

Fillon a eu un mot définitif pour montrer son exaspération. Il a déclaré que Sarkozy, sous l’influence des ministres d’ouverture et de Carla et aveuglé par l’insouciance de son entourage sur la dette publique, était devenu socialiste… Source et suite

 
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