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Cessons de nous ruiner pour sauver les riches PDF Imprimer E-mail
Economie - Economie
Mercredi, 21 Octobre 2009 05:13

BobBob Herbert, éditorialiste du New York Times, s’insurge devant le scandale de l’insolente richesse retrouvée par ceux qui n’ont dû leur survie qu’au prix d’un sauvetage qui a ruiné l’Etat, alors même que la grande majorité de ses concitoyens lutte pour parvenir à joindre les deux bouts ou à conserver un toit. « Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique - ce que nous avons fait depuis environ trente ans - tout en espérant qu’un jour, peut-être, les avantages de ce transfert se manifesteront sous la forme d’emplois stables et d’une amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour, » s’exclame-t-il, avant de conclure qu’aujourd’hui, il faudrait être « fou » pour continuer à croire à ce « conte de fée. »

Nous avons passé ces dernières décennies à couvrir les riches d’argent, comme s’il n’y avait pas de lendemain. Nous avons abandonné les pauvres, étranglé économiquement la classe moyenne et mis en faillite le gouvernement fédéral - tout en donnant à peu près tout ce qu’ils voulaient aux banques, aux méga-entreprises et à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique.

Mais nous ne semblons toujours pas en avoir tiré les leçons qui s’imposent. Nous avons laissé tant de gens tomber dans le terrible abîme du chômage, que personne - ni l’administration Obama, ni les syndicats, ni certainement quiconque au Parti républicain - n’a la moindre idée sur la façon de leur redonner du travail.

Pendant ce temps, Wall Street tutoie les sommets. Je suis étonné de voir à quel point la population reste passive face à ce scandale qui perdure.

Au moment même où des dizaines de millions de travailleurs Américains se battent pour garder leur emploi et conserver un toit sur la tête de leurs familles, les petits malins de Wall Street se lèchent les babines avec un nouveau festin obscène de plusieurs milliards de dollars de bonus - cette fois-ci grâce aux milliards du plan de sauvetage fournis par l’Oncle Sam, en contrepartie de bien peu de contraintes. Source et suite

 
Commentaires (2)
Comme il a raison.
1 Jeudi, 22 Octobre 2009 07:46
Pascal
Comme il a raison ce Monsieur, les plus riches, se sont goinfrés pendant des décennies au point d'en gerber leurs boyaux et pour certains d'en crever (bien fait), ce qui a provoqué la crise. Crise qui a dû être intégralement payée par les abrutis qui servent de bon peuple (en clair nous tous, sauf les riches, pas si cons). Le tout en réussissant le tour de force de faire croire que cette crise était la faute à pas de chance et que le pognon destiné à la terrasser (pognon une nouvelle fois bouffé par les plus riches), avait servi à limiter les dégâts (tu parles Charles). Pas mal non! De source sûr, je peux vous assurer que des tas de gens y croient encore dur comme fer (ah, ce que la com des politiques est capable de faire comme dégâts dans "l'opinionway*").

*Institut de sondage pas du tout Ă  la solde des gouvernants, non! non! pas du tout.
Faut mettre des sous de côté
2 Jeudi, 22 Octobre 2009 11:27
Ale
Déjà certains économistes… font le constat que rien n'a été remis en cause et que déjà on peut se préparer à une nouvelle crise à moyen terme...

Bon, bien il va falloir travailler plus pour gagner plus… pour leur en donner plus…

C'est beau l'économie !
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